

Depuis la création de la société en 1949 par deux Savoyards, Mobalpa, contraction de "Mobiliers des Alpes", a su imposer ses modèles de cuisine et s'exporter avec 700 revendeurs dans le monde. L'Irlande compte quatre magasins, deux en Irlande du Nord, et deux dans le Sud, dont l'un situé à Dublin. Christine Rebet, responsable de Mobalpa Kitchens Dublin, présente son show room
(photo Lepetitjournal.com)
Comment ont débuté vos activités en Irlande ?
Christine Rebet - Mon mari et moi sommes installés en Irlande depuis plus de 25 ans, et cherchions une activité à développer. Nous sommes de Haute-Savoie, le berceau de la marque Mobalpa. Nous connaissions la réputation de la marque et le développement de cette entreprise florissante. Nous les avons contacté et avons ouvert le show room en 2006, avec un associé, après deux années de préparation et de recherche de locaux. C'est un partenariat, nous avons un accord d'exclusivité. Nous employons deux designers, responsables aussi de la vente. Notre associé s'occupe de la partie technique et des installations.
Que proposez-vous aux clients ?
Notre clientèle est le grand public. Nous avons un rôle de conseil et de design afin de répondre à des besoins pratiques et créer une cuisine qui soit un espace de travail. Notre priorité est de concevoir un agencement qui soit d'abord fonctionnel, mais aussi esthétique. Cela intègre bien sûr aussi des notions de budget. Les catalogues Mobalpa proposent de multiples modèles, styles, équipements, qui permettent de d'offrir une solution pour des goûts, mais aussi des budgets très variés et le show room permet de montrer des cuisines à l'échelle réelle.
Quelles sont les tendances des demandes ?
Une tendance très forte et très marquée ces dernières années : les gens transforment leur maison pour avoir un espace plus vaste avec une cuisine ouverte sur un espace à vivre ou une salle à manger. Notre catalogue est vaste, allant des modèles traditionnels aux plus modernes, mais on a un c?ur de gamme très fort dans le contemporain.
Quelles sont les différences entre le marché français et le marché irlandais ?
Notre designer français a été très surpris par la taille des cuisines en Irlande. La pièce est grande, avec beaucoup de meubles et peu d'espace vide. C'est devenu "the heart of home" comme on dit. Et les gens invitent davantage chez eux. La cuisine devient un lieu de réception. On propose des couleurs sobres et plus inhabituelles : orange, vert pomme, cassis. La majorité des clients choisit des couleurs discrètes car c'est un investissement important, et on souhaite garder sa cuisine longtemps. En choisissant une couleur forte, les gens ont peur de s'en lasser ou que cela ait l'air trop daté. Mais nous pouvons aussi réaliser des cuisines très personnelles pour les clients plus aventureux.
Est ce un avantage d'être une marque française ?
Il y a peut être un effet sympathie mais ce sont les Allemands qui bénéficient d'une image très forte ici dans le domaine de la cuisine. Mobalpa n'est pas connue en Irlande, et le nom lui-même est assez difficile à prononcer !
L'emplacement du show room près du Red Cow Hotel est très important. Il y a beaucoup de passages dans cette zone destinée aux produits de la maison. Avec 350m2 d'exposition, le show room permet de se rendre compte de l'espace et de visualiser 11 cuisines différentes. Pour nous faire connaître, nous avons aussi eu recours à la publicité et ceux qui nous connaissent peuvent nous recommander. Mobalpa étant une marque avec des processus de fabrication bien rodés, cela nous permet d'offrir beaucoup de choix mais également toute une notion de services : l'accueil, le suivi du projet, et l'après-vente. C'est un processus de consultations avec des allers et retours fréquents, jusqu'à la pose.
Quelles sont les perspectives pour 2010 ?
C'est très difficile à dire. Nous sommes dans un secteur proche de la construction, très affecté. Même si les gens sont encore frileux pour les dépenses, ils sont plus confiants qu'en 2009, ils font des travaux. Beaucoup rénovent leur maison plutôt que de déménager. Mais les clients peuvent avoir des difficultés pour le financement de leur projet, car ils obtiennent moins facilement de crédit de leur banque. Même s'ils ont les moyens de rembourser, les banques ne vont pas leur prêter la somme nécessaire. La période étant incertaine, ils attendent encore pour investir. Pourtant, la période est plutôt propice pour faire des travaux d'aménagement car les prix ont baissé.
Catherine Legras (www.lepetitjournal.com/dublin) mardi 1er juin 2010
Plus d'infos sur le site de Mobalba
Interview réalisée dans le cadre d'un partenariat avec l'Ireland France Chamber of Commerce. Chaque mois, un entretien avec un représentant d'une société française ou irlandaise est publié dans Lepetitjournal Dublin et la Lettre mensuelle de l'IFCC.







