Édition internationale

ATELIER - Parler en anglais et être à l’aise, c'est possible

Écrit par Lepetitjournal Dublin
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 1 mars 2016

Moquette rouge, miroir à moulures, des médailles sur un chevalet, un petit marteau de bois sur la table, une cloche, un pupitre,... l'atmosphère qui règne dans la salle du Regency Hotel hôtel est studieuse. Un programme détaillé est remis à chaque participant. Et pile à l'heure, la cérémonie commence.

Devant une dizaine de personne de tous âges, trois personnes s'installent à la table. L'un est Président, il mène la danse, l'autre est Toastmaster, il jugera la prise de parole, l'autre est Topic Master, il lance les sujets. Dans le public, une correctrice note les fautes qui seront commises tout au long de la soirée. Voilà une affaire bien rodée. Toastmaster International est une association qui ?uvre pour encourager la prise de parole en anglais. Il y a plus de 15 000 clubs à travers 135 pays dans le monde.

La séance commence par une petite mise en jambe avec un poème de Shakespeare. Puis le Topic Master chauffe le public et pose des questions auxquelles les volontaires répondent, souvent avec beaucoup d'humour : « Quel pouvoir magique aimeriez-vous avoir ? », « Quelles sont vos bonnes résolutions 2016 ? »,« Y-a-t'il trop de sport à la télévision ? »., « Quel est votre plus vieux souvenir ? ». A cette question, la doyenne du groupe, Una, 86 ans, se lève et raconte : « Ma mère avait autorisé mon frère à aller à la mer en vélo mais moi je n'avais pas le droit de le prendre, donc j'ai dû marcher. Il y avait presque 10 kilomètres et je n'avais pas 6 ans. Je me rappellerai de cette route toute ma vie ! » Petits rires dans la salle, l'ambiance est détendue. Toutes sortes de personnes s'expriment, des anciens, des jeunes. Certains sont plus à l'aise que d'autres, cherchent des regards dans la salle, alternent entre les effets de voix et les silences.

Una se remémore son enfance

 Pour la langue et pour la confiance

Dans l'audience, il y a quelques étrangers. Comme Mael, Français de 30 ans, un habitué. Pour lui, c'est un coup de c?ur : « C'est mon amie qui m'a emmené ici. Et finalement, j'aime beaucoup. Je n'ai jamais été très à l'aise à l'oral, surtout en anglais. Depuis, que je viens ici, j'ai vu la différence. » Ce jour-là, parmi le public, il y a un nouveau : Marcello, la vingtaine, Brésilien : « Je suis manager, je parle assez bien anglais, mais j'ai besoin d'être vraiment très à l'aise. Je veux être un leader. »

L'autre moitié de l'audience est irlandaise. Ils viennent ici pour prendre confiance en eux dans la prise de parole à l'oral ou pour passer une bonne soirée. « J'ai toujours été nerveuse quand je devais parler en public, explique Una, notre doyenne. Cet atelier m'aide beaucoup, Et puis c'est toujours divertissant. C'est mieux que de rester seul chez soi. »

Après la pause-café et pâtisseries maison, c'est le moment du « one man show » ». C'est comme cela à chaque réunion. Quelqu'un doit faire un discours de sept minutes sur un sujet donné deux semaines auparavant. Mael a écopé du « I love dublin ». Investi, il a fait un appel à témoignage sur facebook pour construire son discours. C'est à lui dans quelques minutes, il est un peu tendu et s'échappe aux toilettes. Finalement, c'est l'heure. 

Une fiche d'évaluation est distribuée à chaque personne du public
Une personne veille au chronomètre
15 000 clubs Toastmasters existent à travers le monde

Le juge rappelle les règles. Quelqu'un veille au chronomètre. Une évaluatrice prend des notes. C'est parti. Mael se place au pupitre et commence à expliquer ce qu'il trouve étrange à Dublin. Avec beaucoup d'humour, il dresse une liste qui vise plutôt juste : les quatre saisons dans une journée, les mini-jupes en plein hiver et bien d'autres. Les étrangers dans le public approuvent avec le sourire. Puis Mael finit sur ce tout ce qui lui fait aimer Dublin : l'accueil et la gentillesse des habitants, le sentiment de sécurité, les pubs... Le chrono s'arrête : 6:56. Juste à temps. Le public remplit une petite fiche avec des conseils sur sa prestation. Puis c'est au tour de son évaluatrice, une élégante quadragénaire, d'aller au pupitre. Elle le félicite, applaudit son humour et approuve la construction de son discours. Elle lui conseille de prendre plus le temps pour respirer. Puis c'est au tour du juge qui reprend à peu près les mêmes observations.

Petit coup de marteau, la cérémonie est presque finit. La correctrice de grammaire fait le bilan : encore des erreurs sur le present perfect, l'occasion de rappeler quelques règles. Puis c'est au tour du président. Après quelques observations, il remercie tout le monde. La coupe de la meilleure réponse est remise à Marcello, le nouveau. Une façon de le féliciter et de l'encourager à revenir. Tout le monde se serre la main, certains vont se retrouver au bar de l'hôtel pour « la dernière manche ». La fatigue de la soirée s'est faite oubliée, tout le monde repart avec le sourire. 

Marcello a reçu la coupe de la meilleure participation

Info : Dublin Toastmasters, une semaine sur deux à Swords, au Regency Hôtel, le mercredi à 19h45. Prochaine soirée le 9 mars. Autre rendez-vous, au Paramount Hotel le 1er, 8 et 22 mars et le 5 et 19 avril. Durée : 2 heures. Gratuit les deux premières sessions puis 7 euros par séances.

 

Raphaëlle Besançon (www.lepetitjournal.com/dublin), mardi 1er mars 2016 

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Publié le 29 février 2016, mis à jour le 1 mars 2016
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