Après six mois de conflit, reconstruire la confiance avec l’Iran s’annonce comme un défi majeur pour les pays du Golfe. Pour Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats, le dialogue reste indispensable, mais Téhéran devra désormais faire ses preuves par des actes.


Les relations avec l’Iran pourront être rétablies, mais retrouver la confiance prendra beaucoup plus de temps. C’est le message d’Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, qui s’est exprimé ce lundi 7 septembre lors du Hili Forum à Abu Dhabi.
Après six mois de conflit et les attaques iraniennes contre plusieurs États du Golfe, le responsable émirati estime que Téhéran a commis une « grave erreur stratégique », détériorant ses relations avec ses voisins et accentuant son isolement. Selon lui, les Émirats ont été visés par environ 3 300 missiles et drones iraniens, dont une grande partie ciblait des infrastructures civiles.
Le dialogue reste nécessaire
Malgré ce contexte, Anwar Gargash estime qu’une reprise du dialogue avec l’Iran reste possible et nécessaire. Elle devra cependant aller au-delà des questions ponctuelles et aborder des sujets essentiels comme la sécurité, la non-ingérence, la liberté de navigation, la coopération économique et le rétablissement de la confiance.
Pour les Émirats, les actes de Téhéran seront désormais déterminants. « Les relations peuvent être rétablies plus rapidement que la confiance », a résumé Anwar Gargash, comparant cette dernière à
une montagne que nous devrons gravir
Vers davantage d’autonomie dans le Golfe
Le conseiller diplomatique a également appelé les pays du Golfe à tirer les leçons du conflit. S’ils ont su réagir individuellement aux attaques, leur réponse collective n’a pas, selon lui, été à la hauteur de la menace.
Dans ce nouvel environnement régional, les Émirats entendent ainsi renforcer leur autonomie stratégique, tout en continuant à privilégier la désescalade et la recherche d’une solution politique durable.
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