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CYCLE DU CINÉMA ARABE - Liberté, je filme ton nom

Par Sofia Benjelloun Amri | Publié le 25/09/2017 à 22:07 | Mis à jour le 27/09/2017 à 16:33
UNE SEPARATION

2016 fut une année faste pour le cinéma arabe. Le Maroc, la Jordanie, l’Algérie et la Palestine ont tous représenté le monde arabe lors des cérémonies des Césars et des Oscars.

Cette année, c’est au tour de l’Alliance Française de Dubai d’offrir une immersion artistique et un voyage cinématographique à travers le Cycle du Cinéma Arabe, animé par Alejandra Val Cubero, Maitre de conférences.

Chaque mois, une conférence suivie d’une projection couvrira le cinéma d’une région arabe. Ecoutez, participez et regardez.

 

A L’ORIGINE : L’EGYPTE

Masr umm el-dounya ou « l'Égypte mère du monde » se plaisent à dire les Égyptiens, soulignant l'antériorité universelle de leur civilisation. On pourrait y rajouter « l’Egypte, berceau du cinéma arabe » tant le cinéma égyptien a régné sans partage, par la quantité et la qualité de ses films, portés par des stars et des réalisateurs talentueux dont l’aura s’est imposé jusqu’à Hollywood, à l’image d’un certain Omar Sherif ou du prolifique Youssef Chahine.

C’est d’ailleurs avec un film de ce dernier, figure de proue du cinéma Egyptien, que débutera le Cycle du Cinéma Arabe : « Cairo Station » (ou Gare centrale), le 2 octobre.

CAIRO STATION

 

LE MAGHREB : VERS LA LIBERTE D’EXPRESSION

Pendant des décennies, les pays du Maghreb ont uniquement fait office de figurants, leurs palmiers et kasbahs servant de décors folkloriques aux colonisateurs triomphalistes. L’indépendance de ces pays a permis de faire sortir de leur angle caricatural ces sociétés friandes de liberté(s). Les directeurs du Maghreb, après avoir exploré les thèmes de la libération nationale, ses relations avec la France, les mutations sociales et économiques, ont prêté beaucoup d'attention à la situation de la femme et à son émancipation. Les femmes se sont découvert un nouveau porte-parole: le septième Art. A l’instar de la Tunisienne Moufida Tlatli considérée comme l’une des pionnières dans le domaine, principalement grâce à son film « Les Silences du Palais », qui sera proposé le 6 novembre.

 

LE MASHREQ : LA REVOLUTION PAR LE CINEMA

Traversé par des conflits dépassant ses frontières, trop et mal couverts par les médias et les réseaux sociaux, le monde arabe souffre d’une mauvaise exposition. En dépit de la censure et des problèmes de sécurité, le cinéma du Mashreq s’est détaché de l’imaginaire des 1001 Nuits en proposant des films durs mais réalistes, portés par des cinéastes talentueux et des sujets passionnés. « Caramel » de Nadine Labaki, film qui montre l'autre face d'un pays longtemps associé à la violence, raconte des épisodes aigres-doux de vies de cinq femmes qui se croisent dans un institut de beauté de Beyrouth. Conférence et projection de ce film en janvier 2018, suivis par le cinéma Iranien, largement reconnu à l’international, en février 2018 avec « Une séparation » du grand Asghar Farhadi.

 

LES EMIRATS : BIENVENUE A ORIENTWOOD !

Entre panoramas de rêve, luxe et démesure, les Emirats Arabes Unis attirent les productions d’Hollywood et de Bollywood en quête d’exotisme et de décors naturels et fastueux. Mais Abu Dhabi et Dubai, se construisent depuis quelques années une crédibilité aux yeux du monde du 7éme art en contribuant de plus en plus à l’industrie du cinéma. Dans le Golfe, le cinéma a également cette dimension de taille : c’est un art, une industrie et une arme culturelle. Des réalisateurs émiriens émergent et offrent de nouvelles productions plus profondes, à l’image de Ali.F.Mostapha, Nayla El Khaja ou encore Nujoom Al Ghanem dont le film « Hamama » clôturera le Cycle du Cinéma arabe le 5 mars 2018.

 

Grande nouveauté cette saison à l’Alliance Française Dubai, ce Cycle du Cinéma Arabe expliquera, à travers une sélection de films, l’importance du cinéma en tant qu’indicateur de changement dans le monde arabo-musulman.

Les conférences se concentreront sur la façon dont les films reflètent la société qui les produit. Alejandra Val Cubero a mené des recherches postdoctorales à l'Université de Harvard (Etats-Unis) et à l’université Jahawarlal Nehru (Inde) et a dirigé des projets de développement en Afghanistan. Elle enseigne actuellement à l'Université Zayed (EAU), dans le Master d´études arabes et islamiques (UAM) et à la Maison du monde arabe (Madrid).

 

Conférences les lundis de 10h à 11h30

Projection des films à 10h dans le nouvel auditorium de l’Alliance Française

Tarif des conférences : 30 Aed (les projections sont gratuites)

Réservation  

 

Pour plus d’informations et pour le calendrier des conférences et projections cliquez-ici

 

 

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