Édition internationale

En marge des JOJ Dakar 2026, Sandrine Zohou remporte la finale d’éloquence Kalama

La finale du concours d’éloquence Kalama s’est tenue jeudi soir au Théâtre national Daniel Sorano de Dakar, en marge des JOJ 2026. Au terme d’une soirée de débats et de joutes oratoires réunissant dix jeunes finalistes sénégalais et français, Sandrine Zohou a remporté cette première édition placée sous le signe de la parole et de l’engagement citoyen.

Spectacle de danse traditionnelle sénégalaise mettant en valeur le patrimoine culturel du pays.Spectacle de danse traditionnelle sénégalaise mettant en valeur le patrimoine culturel du pays.
Photo : © Abdoulaye Ba
Écrit par Lepetitjournal Dakar
Publié le 6 novembre 2026, mis à jour le 7 novembre 2026

 

Organisée par Eloquentia et le Groupe AFD, la finale de Kalama s’est tenue en pleine semaine des JOJ Dakar 2026. Le programme, dont le nom signifie « parole », réunit depuis plusieurs mois de jeunes Sénégalais et Français autour d’un parcours de formation consacré à l’art oratoire, au débat et à l’argumentation.

 

10 finalistes

 

Au total, dix finalistes âgés de 18 à 28 ans ont pris part à cinq duels franco-sénégalais. Particularité de l’exercice : chaque participant devait défendre une position imposée sur des sujets inspirés des valeurs olympiques, de l’engagement citoyen ou encore de la place du sport dans la société.

La victoire est revenue à Sandrine Zohou, ingénieure photovoltaïque de 28 ans originaire de Marseille. Opposée à Lisa Hechinger lors du duel intitulé« Faux départ ? », elle s’est distinguée par la qualité de son argumentation et sa maîtrise de l’exercice oratoire.

 

La gagnante Sandrine Zohou prenant la parole sur scène après l'annonce des résultats du concours.

Sandrine Zohou, grande gagnante du concours d'éloquence 2026. Photo : © Abdoulaye Ba

 

Au-delà de la compétition, cette finale a surtout illustré la diversité des profils réunis sur la scène du Théâtre national Daniel Sorano. Journalistes, étudiants en droit, spécialistes des projets digitaux, managers culturels, ingénieurs, animateurs scéniques ou encore experts en cybersécurité ont partagé la même ambition : défendre des idées, convaincre et dialoguer.

 

Les compétiteurs

 

Irene Mendy

 

Le Sénégal était représenté par Irène Mendy, étudiante en journalisme à Dakar, Seydou Sidibé, animateur scénique à Guédiawaye, Youssoupha Guèye, étudiant en droit, Lisa Hechinger, assistante sociale et ancienne footballeuse, ainsi que Mame Khouredia Niang, engagée dans les projets digitaux. Face à eux, cinq jeunes Français venus de Marseille, Lyon, Toulouse, Clamart et Massy-Palaiseau ont également porté les couleurs de cette coopération franco-sénégalaise.

 

Sujets traités

 

Les débats ont porté sur des questions aussi diverses que l’engagement citoyen, la signification des symboles olympiques, le dépassement des obstacles ou encore les liens entre sport et politique. Une manière de rappeler que les valeurs de l’olympisme peuvent aussi s’exprimer à travers les mots et le dialogue.

 

Au-delà des mots

 

Le jury sénégalais du concours Kalama réuni sur scène lors de la cérémonie.
Photo : © Abdoulaye Ba

 

Plus qu’un simple concours, Kalama se veut une véritable école de la parole. Porté par Eloquentia et le Groupe AFD, ce programme franco-sénégalais vise à renforcer la confiance en soi, l’esprit critique et l’engagement citoyen des jeunes générations.

Dans une ville qui accueille les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse organisés sur le continent africain, cette finale a démontré qu’au-delà des performances sportives, la capacité à s’exprimer, argumenter et écouter l’autre constitue également une compétence essentielle pour la jeunesse de demain.

 

Écrit par Abdoulaye Ba & la rédaction

logofbdakar
Publié le 7 novembre 2026, mis à jour le 7 novembre 2026
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