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Les voeux du Consul Général de France à Dakar

Par Lepetitjournal Dakar | Publié le 02/01/2018 à 18:51 | Mis à jour le 02/01/2018 à 19:03
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C'est toujours avec grand plaisir que nous relayons les communications de monsieur le Consul de France à Dakar.

Avec 2017 c’est, si l’on ose, une référence qui se tire. D’abord, parce que la France a été désignée pays de l’année par The Economist ; c’est évidemment tout sauf anodin et c’est source de fierté. Ensuite, parce qu’on retiendra que cette année-là, les femmes se sont levées pour dire leurs droits. Se sont levées et se sont rejointes, comme aurait dit Jospin. On applaudit comme on se réjouit.
Le vent les portera.
 
Dans ces deux marqueurs, Jean d’Ormesson aurait vu comme un chant d’espérance. Avec son départ, comme avec celui de Simone Veil un peu plus tôt et celui de Johnny, à peine plus tard, une page d’humanisme s’est tournée. A ce triptyque de communion collective, on aurait volontiers été tenté d’associer Jean Rochefort, pour sa moustache rieuse, ses yeux qui riboulaient et ses pantalons de velours côtelé jaune. Tous étaient une part de France, une part de nous, un peu de notre supplément d’âme. Convoquant Racine pour accueillir Simone Veil à l’Académie française, d’Ormesson rappela combien l’histoire est tragique et risible, à la fois.
 
C’était hier, déjà.
 
De quoi 2018 saura-t-elle être le signe ? De leurres, fatalement et plus heureusement, de lueurs. Ces lueurs qui donnent son sens à la route hésitante du monde à venir. Leurres et lueurs, pour épouser le joli titre d’un opuscule en demi-teintes de Bigaro Diop, le poète diplomate de Ouakam.  
 
C’est donc entendu, nos rugbymen ne feront pas le grand chelem en mars : le cochon est dans le maïs. C’est en revanche tout vu, en juin notre Onze national avancera sabre au clair vers une campagne de Russie nécessairement prometteuse. Avec le Sénégal à défier tôt ou tard ? Voire. On a tous en nous quelque chose de 2002.
 
2017 a été électorale, 2018 sera mémorielle. Certes, on ne fera pas l’économie d’une image arrêtée, dans un manifeste un peu obligé et probablement passager, sur Mai 68, ‘ce printemps de crise dont nous venons’, comme le décrit sobrement l’historien Pascal Ory. Mais plus au fond nous aurons à coeur de commémorer la fin de la Grande guerre, ce sera le centenaire de l’Armistice de Rethondes. Au Sénégal nous devons un devoir de mémoire particulier à l’endroit de ces quelque 200 000 tirailleurs partis et tombés pour la France entre 14 et 18. Un  cliché tout en retenue les dit si bien, d’Omar Victor Diop, signé Liberty ; on peut le voir à Saint-Louis dans ce petit musée épatant de la photo : un clair-obscur et quelques silhouettes de ces beaux soldats, compagnons de notre histoire. Allégorie de la liberté. Leurres et lueurs, encore.
 
Le président de la République et Madame Macron, vous l’avez entendu, se rendront au Sénégal au début de février en visite officielle. Cette part de liberté, d’égalité et d’avenir dans la relation franco-africaine, que décrit le photographe, le regard tourné vers demain, sera au cœur de leur visite. Ce sera, comme l’ont été les étapes de Ouaga et d’Accra à la fin de l’année, un moment fort d’écoute, d’échange et d’élan pour notre communauté. Nous en reparlerons.
 
18, nous apprend le tarot (pourquoi pas, il n’y a plus guère que chez les Corses qu’on joue encore au bridge) est le signe de la clarté intérieure. Plaçons donc cette année 2018 sous le signe de la clarté. C’est à la lumière du flux et reflux de ce monde qui est pourtant beau (toute écriture inclusive bue) que je voudrais, pour chacune et chacun d’entre vous, formuler des vœux consulaires. Ils se veulent, pour reprendre les propos du président Macron devant les Français le 31 décembre, avant tout fraternels : la fraternité est peut-être le plus beau des piliers de notre République - sans la fraternité, disait le général de Gaulle, la France s’écarterait de sa vocation humaine au milieu de l’humanité. Il en va je crois aussi de la vocation d’un consulat général : écouter, entendre et servir. Le nôtre est le vôtre, ne l’oubliez pas. Aussi, en associant à ces vœux l’ensemble des personnels de notre consulat et de nos agences consulaires, ainsi que nos élus de proximité et les associations qui font tant merci pour l’animation de notre communauté, je veux, avec mon épouse et très chaleureusement, souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous, compatriotes inscrits sur nos registres (20.173 compatriotes au Sénégal, 121 en Gambie, 276 au Cap Vert, 120 en Guinée Bissau), -aux autres aussi, soyons fous-, une belle et heureuse année 2018, qui fasse toute sa place chaque jour au sourire et au rire.  

 
Olivier Serot Almeras
Consul général de France à Dakar

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