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CHIANG MAI – La vidéo de l’assassinat controversé du jeune activiste entre les mains du Tribunal

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 28/03/2017 à 22:00 | Mis à jour le 24/08/2020 à 04:10

L'armée et la police sont en possession de séquences vidéo du meurtre de Chaiyapoom Pasae, jeune militant de la tribu lahu abattu par un soldat le 17 mars dernier, mais ne les rendront publiques seulement si le Tribunal l'ordonne.

Le troisième régiment de l'armée royale, responsable de la province du Nord et tu Nord-ouest, et la police détiennent des séquences vidéo du meurtre du militant lahu Chaiyapoom Pasae, abattu par un soldat le 17 mars dernier lors d'un contrôle routier dans la province de Chiang Mai. En revanche ils n'accepteront de les rendre publiques seulement si le Tribunal l'ordonne.  

Des images de caméra de surveillance montrant le tir controversé d'un activiste de Lahu plus tôt ce mois-ci seront montrées au public si la Cour donne son consentement, a affirmé lundi le chef du régiment de l'armée responsable de la région, Vijak Siribunsop.

Les images ont été remises à la police comme preuve et l'armée ne tente pas de d'étouffer l'information, a-t-il assuré.

Selon les autorités, le soldat qui a tué ce jeune militant de 17 ans a agi en situation de légitime défense. Elles affirment que le jeune homme détenait une quantité importante de méthamphétamines. Il aurait ensuite tenté de fuir, puis menacé les troupes avec une grenade à main. Les soldats ont dit avoir trouvé 2.800 pilules de méthamphétamine cachées dans la voiture, a poursuivi le chef régional de l'armée.

Mais la mort de Chaiyapoom a soulevé des questions sur la façon dont le récit des faits pourrait avoir été manipulé. Pour Lt Gen Vijak, "la réponse du soldat a été proportionnelle à la menace".  La semaine dernière il avait fait l'objet de critique après avoir affirmé que s'il avait été dans la même situation il aurait tiré en rafale.

Le vice-premier ministre Prawit Wongsuwon a déclaré lundi qu'une enquête indépendante était en cours pour faire la lumière sur cette affaire. Elle est menée par quatre parties : la police, les médecins, les administrateurs locaux et les procureurs. L'armée ne pourra pas interférer dans cette affaire.

De son côté, l'activiste Srisuwan Janya a déposé une pétition auprès du Bureau de l'Ombudsman lui demandant d'enquêter sur le Lt Gen Vijak au sujet de ses dernières déclarations, ce qui, selon lui, pourrait influencer l'affaire.

L.H. mercredi 29 mars 2017

 

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