Édition internationale

PRÉSIDENTIELLE - À Casablanca, tout est prêt pour voter

Écrit par Parler Darija
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Le consulat français de Casablanca est prêt à accueillir les 10.000 électeurs inscrits pour le 1er tour du scrutin présidentiel de dimanche. Le journaliste français Alex Panzani, journaliste installé à Casa, et Jawad Kerdoudi, président de l'Institut marocain des relations internationales nous livrent leurs points de vues à la veille du premier round électoral

Alex Panzani: "La fin d'une époque"
Le journaliste Alex Panzani a notamment dirigé la rédaction de TF1 à Marseille. il est aujourd'hui correspondant de i-télé et de Marianne au Maroc, et chroniqueur à la Nouvelle Tribune de Casablanca.


Jawad Kerdoudi:
"Un Maroc très concerné"

Jawad Kerdoudi est président de l'Institut marocain des relations internationales qui rassemble de nombreux acteurs socio-économiques dans le Royaume.



Comment jugez-vous la campagne électorale qui se termine ce soir ?  

Alex Panzani: Cette campagne marque un tournant, une fin d'époque. Le nouveau président élu le 6 mai ne ressemblera pas à ce que l'on a connu jusqu'à présent. Le climat de la campagne s'est durci à la fin. Malgré un François Bayrou qui veut créer la surprise, on revient à une confrontation gauche-droite. Avec des choix de valeurs différents et un Sarkozy qui veut gagner, être en tête au 1er tour, avec des voix du Front National.
Jawad Kerdoudi: Je pense qu'elle a été bonne dans l'ensemble. Tous les problèmes politiques, économiques, et sociaux ont été largement traités par les candidats. Les médias ont joué un très grand rôle, et ont rempli leur mission de sensibilisation d'un large public. Je salue les émissions de télévision qui ont permis un contact direct entre le Français ordinaire et les candidats. Il faut noter également le rôle joué par Internet, beaucoup plus important qu'en 2002. 

Votre sentiment concernant le débat sur l'immigration qui a alimenté la campagne du 1er tour ?
A.P.: C'est un débat de fonds. Ce thème nous place à la traîne des grandes démocraties occidentales. Pour moi, l'immigration est une chance pour un pays, qu'il faut certes aborder avec pragmatisme. On veut faire croire hélas que l'immigration est une plaie. Et à gauche, on évacue aussi le débat...
J.K.: Le débat sur l'immigration était incontournable, car il constitue un élément devenu important de la société française. Personnellement, ce sont les positions de Ségolène Royal et de Bayrou qui ont le plus ma sympathie, car se sont les plus modérées.  


À quel niveau le Maroc se sent-il concerné par l'élection française ?
A.P.: Il n'y aura plus les rapports personnels de Chirac pour le Maroc, plus cette donnée affective... Est-ce que cela sera mieux ? Je suis enclin à répondre oui. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut mettre un terme à cette illusion de croire à une grandeur de la France qui est perdue. Notre pays aura des rapports plus sains avec le Maroc.
J.K.: Le Maroc est très concerné par l'élection française vu sa position géographique, et ses relations historiques, économiques et culturelles avec la France. Les relations sont tellement denses entre les deux pays, que je ne prévois pas de changement de la politique française vis-à-vis du Maroc.

Que craignez-vous du résultat du 1er tour ? 
A.P.: Le Front National au second tour ? Je n'y cois pas. Il sera certes haut. Le vote utile prôné par la gauche et la droite devrait cette fois être entendu. Le second tour sera ensuite une autre élection.
J.K.: Je pense, ayant suivi étroitement l'élection, que les deux candidats qui ont le plus de chance d'être retenus sont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Pour ces deux candidats, je n'ai pas de crainte personnelle, car je partage à quelques nuances près, leur vision de la politique extérieure de la France.
Propos recueillis par Didier BOUVILLE. (www.lepetitjournal.com - Casabalanca) vendredi 20 avril 2007



Sécurité et fluidité
L'accès aux bureaux de vote se fera par l'entrée des visas, rue Laalej, côté préfecture. La rue Laalej est déjà fermée à la circulation aux deux extrémités. Un contrôle d'identité sera effectué dès l'accès à cette rue (passeport, carte d'identité ou carte consulaire).
Tous les électeurs et électrices sont invités à venir voter avec un équipement léger, sans cabas, ni sacs à dos, afin de ne pas mobiliser les services de sécurité au détriment de la fluidité des entrées vers les bureaux de vote. A l'entrée du consulat, il sera procédé à une fouille systématique des sacs (munissez vous du strict minimum).
 
10.256 inscrits
Le consulat de Casablanca recense 11.088 électeurs inscrits, dont 10.256 voteront dans l'un des neuf bureaux de vote prévus à cet effet. Les autres électeurs ayant décidé d'aller voter en France.

Pièces d'identité
L'électeur français de l'étranger n'a pas de carte d'électeur. Pour voter, il faut impérativement présenter, au choix, son passeport, sa carte nationale d'identité, son permis de conduire français, tout document d'état civil avec photo.

De 8h à 18h
Les bureaux de vote du consulat de Casablanca seront ouverts de 8h à 18h, heure locale. Il sera donc 20h en France à la fermeture des bureaux marocains, l'heure des premières estimations.

Bureaux de vote
Neuf bureaux de votes seront à disposition des électeurs au consulat de Casablanca pour ce 1er tour. Sois environ 1.100 électeurs par bureau. Ils seront organisés par ordre alphabétique selon la chancellerie.

Écran de télévision
Les électeurs pourront suivre à l'intérieur du consulat le résultat des premières estimations de l'hexagone à la fermeture des bureaux de vote à 18h (20 h à Paris), grâce à un grand écran de télévision.

Les premiers résultats sur le petitjournal.com
Les 18 éditions de lepetitjournal.com, dont celle de Casablanca, diffuseront les premiers résultats des villes concernées, voire du pays, dès dimanche soir.
Rendez-vous sur: www.lepetitjournal.com/casablanca. html
parler darija
Publié le 20 avril 2007, mis à jour le 13 novembre 2012
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