

Lepetitjournal.com/casablanca est très attaché aux associations et particulièrement à celles qui oeuvrent pour la protection de l'environnement. Nous avons fait la rencontre d'une association baptisée Dar B'Na située à Dar Bouazza.
C'est Ondine LOLOUM, jeune française, juriste de profession, qui nous a reçus en tant que présidente, dans les locaux se trouvant dans une ferme biologique. Le cadre annonce à lui seul la richesse et l'implication de ces bénévoles dans l'écologie. C'est un lieu au milieu de la nature où on oublierait même que 15 km nous séparent de la mégapole de Casablanca.
Ici, ce sont les femmes les maîtresses des lieux. Elles habitent dans les douars alentours et agissent avec ferveur pour un Maroc plus propre.
Elles nous ont accueillis les bras grands ouverts et avec de larges sourires. Une ambiance familiale et bienveillante se dégage de ce lieu. Nous avons été chaleureusement reçu et nous les remercierons jamais assez.
Ondine nous explique que Dar B'Na est une association très récente qui date d'août 2015. Elle a pour vocation la préservation de l'environnement, du littoral et du patrimoine matériel et immatériel de Dar Bouazza.
Son rôle, en tant que présidente est de coordonner leurs actions et de leur apporter son expérience.
Tout est parti du constat qu'il fallait agir sinon le littoral allait ressembler à une énorme décharge publique. En rencontrant une puis deux, voire plusieurs personnes sensibilisées par ce problème, elle s'est rendue compte que les habitants avaient envie d'agir, il ne leur manquait que l'impulsion. Elle a fait des recherches sur ce qui se faisait ailleurs (et notamment au Burkina Fasso), et elle leur a proposé de fabriquer des objets à partir de déchets.
Ces femmes tricotent à partir de sacs de plastique récupérés pour en faire des objets utiles (telles que des trousses, des paniers...). De plus, elles montent des opérations de ramassage et de collecte d'objets à recycler pour leur donner une seconde vie (ex : des tapis à base de tissus récupérés), elles font la promotion de l'agriculture biologique en vendant des conserves (sauces, confitures, miel?) cuisinées par leur soin et interviennent dans les écoles pour sensibiliser les générations futures.

Outre l'aspect écologique, l'association est un lieu de socialisation pour ces femmes qui vivent isolées dans la campagne de Dar Bouazza, et leur permet aussi de générer des revenus car le fruit de la vente des objets confectionnés leur revient.
Elles sont des artisanes défenseuses de l'environnement.
Le projet est aujourd'hui plutôt bien reçu par la communauté locale, malgré les réticences du début. Elles n'imaginaient pas que les objets confectionnés intéresseraient des acheteurs. Elles ont été agréablement surprises, et notamment lors du Marché Noel à la Fédération des Oeuvres Laïques de Casablanca, où elles ont rencontré un franc succès. Ces femmes de classes sociales modestes et de milieu rural ont même pu présenter des ateliers de recyclage à des enfants de la célèbre Ecole Belge de Casablanca.
Elles sont fières de leurs parcours et comptent bien poursuivre leurs actions.
Des initiatives comme celles-ci méritent d'être connues et reconnues. Vous pouvez les joindre sur leur page facebook ou passer par nous. Nous ne manquerons pas de leur transmettre vos messages.
Nadia Jacquot (www.lepetitjournal.com/casablanca) lundi 18 janvier 2016.





