Chaque année, un jour férié est consacré à la mémoire de José de San Martín, figure incontournable de l’histoire argentine. Son nom est partout : sur les places, les avenues, les écoles et même les billets de banque. Pourtant, pour de nombreux étrangers installés en Argentine, son rôle reste parfois méconnu.


Né en 1778 dans l’actuelle province de Corrientes, José de San Martín est considéré comme le principal artisan de l’indépendance argentine. Militaire de carrière, il quitte l’Espagne en 1812 pour rejoindre le mouvement indépendantiste qui se développe alors dans le Río de la Plata.

Mais son ambition dépasse rapidement les frontières de l’Argentine. Convaincu que l’indépendance ne pourra être assurée sans la libération des pays voisins, il mène l’une des campagnes militaires les plus audacieuses de l’histoire sud-américaine : la traversée des Andes.
En 1817, à la tête de plusieurs milliers de soldats, il franchit la cordillère depuis Mendoza pour surprendre les forces royalistes au Chili. Cette expédition, souvent comparée aux plus grandes campagnes militaires de l’histoire, ouvre la voie à la libération du Chili puis du Pérou.
Pour les Argentins, San Martín n’est pas seulement un héros militaire. Il incarne également des valeurs de courage, de sacrifice et de service public. Contrairement à d’autres figures historiques, il s’éloigne volontairement du pouvoir après les guerres d’indépendance et termine sa vie en exil en France, où il meurt en 1850.
Aujourd’hui encore, son héritage reste profondément ancré dans l’identité nationale. Les cérémonies organisées à travers le pays à l’occasion de cette journée fériée témoignent de l’importance que les Argentins accordent à celui qu’ils surnomment le « Père de la Patrie ».
Pour les Français installés en Argentine, comprendre qui était José de San Martín permet aussi de mieux comprendre le récit national argentin et l’attachement du pays à son histoire de l’indépendance.














