Édition internationale

Pourquoi Milei rêve de faire de Buenos Aires la nouvelle capitale mondiale de l’IA

Si l’attention se porte souvent en Argentine sur l’inflation, les réformes économiques ou les tensions politiques, le président Javier Milei poursuit personnellement un objectif d’une toute autre ambition : faire du pays l’un des champs les plus attractifs au monde pour les entreprises d’intelligence artificielle.

Javier MileiJavier Milei
Écrit par Adrien Cendron Vallecalle
Publié le 2 juillet 2026

L’idée, aussi surprenante qu’elle soit au premier abord, est toutefois complètement assumée par les hauts représentants de l’État. Soutenu par plusieurs figures de la Silicon Valley, parmi lesquelles Peter Thiel, Elon Musk ou encore Marc Andreessen, le président argentin entend transformer Buenos Aires en un véritable laboratoire mondial de l’innovation technologique.

Ce grand projet a récemment été dévoilé par Javier Milei lui-même dans une tribune publiée par le Financial Times, puis analysé par le média français Le Grand Continent. Loin de faire une simple éloge de l’intelligence artificielle, le président en profite plutôt pour présenter une vision beaucoup plus large : faire de l’IA un levier pour repositionner l’Argentine parmi les principales puissances de l’innovation.

Innover par le droit autant que par la technologie

La théorie de Javier Milei repose sur une idée essentielle : les grandes révolutions technologiques ne dépendent pas uniquement des ingénieurs ou des chercheurs. Elles nécessitent également un cadre juridique favorable à  l’expérimentation ainsi qu’aux investissements.

À ses yeux, l’Argentine pourrait ainsi s’inspirer de ce que fut la Silicon Valley pour Internet : une région d’une immense liberté qui permette aux entreprises de développer les technologies de demain.

En pratique, le gouvernement souhaite bâtir un environnement particulièrement attractif pour que des sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle choisissent de venir s’installer en Argentine. Ces trois axes principaux : limiter la régulation afin de favoriser l’innovation, créer un statut juridique inédit pour certaines entreprises pilotées par des IA autonomes, enfin, proposer un environnement fiscal compétitif susceptible d’attirer investisseurs, entrepreneurs, mais aussi talents internationaux.

À suivre :

Si les ambitions de Javier Milei se concrétisent, Buenos Aires pourrait connaître une transformation économique et technologique sans précédent. Dans ce cas, quels secteurs seraient les premiers touchés ? Les entrepreneurs français ont-ils une carte à jouer ? Ce sera l’objet de notre deuxième volet.

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