Ce mercredi 24 juin, le Venezuela a été frappé par deux forts séismes de magnitude 7,2 puis 7,5 causant de nombreux dégâts dans le nord du pays, notamment autour de Caracas et de la ville de La Guaira. Le bilan humain demeure évolutif tandis que les opérations de secours et l’appel aux aides internationales se poursuivent.


Au premier regard, cette nouvelle catastrophe naturelle semble relativement éloignée de Buenos Aires. Cependant, son écho se fait largement entendre dans la capitale argentine qui abrite une importante communauté vénézuélienne, arrivée au cours de ces dernières années au rythme des crises politiques, économiques et sociales successives.
Pour une grande partie de cette diaspora installée en Argentine, les dernières heures ont été marquées par l’angoisse et la désolation : appels aux familles, recherches d’informations fiables, messages partagés sur les réseaux sociaux et mobilisation des réseaux communautaires. À distance, une tragédie se vit davantage dans l’attente : celle d’une réponse ou d’un signe de vie, d’une confirmation que les proches vont bien.
Buenos Aires s’est présentée depuis de nombreuses années déjà, comme une terre d’ancrage pour les émigrants vénézuéliens en Amérique du Sud. Beaucoup de restaurants, de commerces, d’associations ou de réseaux professionnels témoignent concrètement de cette présence devenue ordinaire dans la vie quotidienne de la ville.
Aux des yeux des français et des francophones de Buenos Aires, ce drame rappelle également une réalité fondamentale de la capitale argentine ; la ville est un hub de communautés internationales, et en grande partie de communautés latino-américaines. Vivre ici, c’est peupler un espace parmi des colombiens, péruviens, uruguayens, paraguayens, mais aussi de très nombreux vénézuéliens.
Face à l’ampleur du séisme, plusieurs pays ont déjà confirmé et envoyé des associations d’aide humanitaire et de moyens de secours. Les Nations unies, la Croix-Rouge et plusieurs gouvernements ont également été mobilisés pour répondre à l’urgence.
Dans les jours à venir, l’attention se concentrera ici autant sur l’évolution du bilan humain que sur les formes de solidarité organisées depuis l’étranger : collectes, messes, rassemblements ou initiatives portés par la communauté vénézuélienne.
Deux jours après le drame, il est important de noter que ce séisme ne touche pas seulement un territoire, il touche aussi une diaspora. Et dans une ville aussi cosmopolite que Buenos Aires, les catastrophes latino-américaines ne restent jamais totalement étrangères.








