Mardi 11 août 2020
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COMMUNAUTE - Un réseau de Bretons en Argentine

Par Lepetitjournal Buenos Aires | Publié le 03/10/2007 à 02:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 11:18
Alain Gouello est originaire de Lorient. Il est installé depuis onze ans à Buenos Aires où il travaille comme professeur, traducteur et conseiller en immobilier. Il vient de lancer le réseau des Bretons d'Argentine

Il existait des communautés de Bretons un peu partout dans le monde mais il n'y en avait pas encore à Buenos Aires, pourquoi ?
La communauté bretonne est la première diaspora de France. Près de dix millions de Bretons vivent en dehors de leur territoire alors que nous sommes un peu moins de quatre millions dans notre région. Les Bretons sont très voyageurs et développent généralement un esprit communautaire. A Buenos Aires, les Français s'intègrent généralement très bien : les Argentins valorisent l'identité française. De plus, le décalage culturel est peu important. Par conséquent, les Français ne ressentent pas ce besoin de se regrouper, d'être en contact avec leur communauté.



Finalement, qu'est ce qui vous a amené à vouloir créer "Les Bretons d'Argentine" ?


C'est un long processus ! En 2001, je deviens papa de mon petit Yann-Luc. Avoir un enfant, cela vous amène à vous interroger sur votre histoire, votre passé, vos racines. Je me suis mis à étudier le breton à distance, grâce à internet. Fin août, j'assiste avec intérêt à une conférence donnée à l'Alliance française par Xavier North, délégué à la langue française et régionales, où il affirmait que la langue bretonne était condamnée. J'ai décidé de réagir et d'initier une rencontre entre les Bretons de Buenos Aires qui s'est déroulée il y a deux semaines. Cette première a réuni une dizaine de personnes. C'est pas mal et j'espère que nous serons encore plus nombreux pour notre deuxième réunion du 22 octobre.


Quel est le but de ce réseau de Bretons et des amis de la Bretagne ?


C'est un lien affectif qui nous unit. Nos réunions mensuelles sont un moyen de nous connaître. On échange des informations, des tuyaux professionnels et quelques mots en breton. Mais j'espère que ce réseau débouchera sur des échanges de savoirs. Pour ma part, j'aimerais mettre en place des classes de breton dès l'an prochain au sein de la capitale argentine. Cette initiative intéresse d'ailleurs fortement le réseau des Bretons en Chine.  


Caroline BEHAGUE. (www.lepetitjournal.com ? Buenos Aires) mercredi 3 octobre 2007

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