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PORTRAIT - Cumbio, la reine des floggers

Par Lepetitjournal Buenos Aires | Publié le 28/01/2010 à 01:00 | Mis à jour le 13/11/2012 à 14:45
Ce sont des femmes, elles sont célèbres, jeunes ou moins jeunes, glamour ou pas, farandulaou marginales. Pour cette édition estivale, petite galerie de portraits de vedettes très argentines. Aujourd'hui, Cumbio, la reine des floggers, lancée à la conquête virtuelle de l'Argentine. Dans la vraie vie, elle s'appelle Agustina Vivero. Elle a 18 ans et son flog est le plus visité du pays
(Photo : Cumbio, sur son fotolog)
Cumbio a enregistré 38 millions de visites virtuelles depuis la création de son flog en 2006 - et 30.000 visites quotidiennes. A ne pas confondre avec la cumbia, un mélange musical de rythmes folkloriques et de mélodies dansables ? mais c'est son amour pour la cumbia qui lui a valu son surnom. Cumbia et Fotolog sont les deux addictions de beaucoup de jeunes Argentins. Pour en finir avec toute confusion : un "flogger", c'est celui qui possède, disons, l'art de publier des photos, des autoportraits le plus souvent, sur le site Internet Fotolog.

Une star "queni"
Le succès de Cumbio dépasse pourtant les critères habituels que les Argentins appliquent aux vedettes, passagères ou non : elle n'a pas de courbes sensuelles, ni une voix d'ange, en revanche elle a un piercing dans la lèvre inférieure et des cheveux noirs avec, parfois, une mèche colorée en pink ou en bleu. Pour les mauvaises langues, elle est une ado que ses parents ont laissé grandir devant l'ordi, même si elle-même soutient qu'elle n'a jamais passé plus de deux heures par jour devant l'écran, dans la maison de ses parents dans le barrio porteño de San Cristóbal.
A 17 ans, elle a déjà écrit ses mémoires Yo, Cumbio (chez Planeta Argentina), un livre à succès dans lequel elle raconte l'histoire de ses fotologs, de son surnom? et parle de la sexualité, du collège ("Je suis de celles qui croient que tout te laisse un apprentissage") et de sa célébrité qu'elle sait passagère : "Je suis une vedette « queni » : que ni baila, que ni canta, que ni actua (?). Je ne vois pas cela comme de la « célébrité ». J'ai de la popularité grâce à un site Internet, pas plus que ça".

Fotolog et fêtes
Quel est son secret ? Qu'est-ce qui la distingue dans l'univers des floggers ? Au début, son fotolog n'avait qu'un modeste nombre de visites, jusqu'en décembre 2007, quand elle a convoqué ses amis à la première fête flogger. Lors de la troisième fête, ils étaient déjà 3.000 à se réunir au shopping Abasto ? des ados incités à abandonner l'anonymat derrière l'ordi pour se rejoindre dans la vie réelle. C'est cette convocatoria qui l'a rendue célèbre et a attiré l'attention des médias locaux, puis internationaux. Leader de la tribu urbaine cumbieros, elle a été portraiturée par le New York Times et El País espagnol, Wikipedia lui consacre un entrée et Nike l'a choisie comme visage de sa dernière campagne?
Ouvertement lesbienne, elle parle déjà d'avoir un bébé d'adoption avec sa copine Maru, 17 ans. "Les garçons n'attirent pas tellement mon attention, il me paraissent ennuyeux", proclame-t-elle dans ses mémoires. Mais tout succès attire aussi des ennemis farouches : en février 2009, elle a été attaquée à la porte de l'Abasto par une tribu ennemie, des sites Internet à l'instar de bastadecumbio prédisent sa prompte disparition, et le jeu de vidéo Kill Cumbio enfin propose différentes manières de l'éliminer?

Flog de Cumbio : http://www.fotolog.com/cumbio

Iris MEYER (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) le 28 janvier 2010


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