

Héritage des officiers anglais durant la seconde moitié du 19ème siècle, l'Argentine devient, en moins de deux siècles, une référence internationale en matière de polo. Quels sont les atouts qui lui permettent d'occuper le sommet de la hiérarchie mondiale du polo? Lepetitjournal.com a interrogé Caroline Anier, la n°1 française qui fut durant quatre ans meilleure joueuse mondiale ainsi que Marcelo Duran*, joueur professionnel.
L'Argentine, terrain de jeu des "trois couronnes"
L'argentine compte aujourd'hui trois des plus grands tournois de grand handicap (niveau de jeu) du monde : le tournoi de Tortugas Country Club, le tournoi de Polo Hurlingham et enfin le plus connu, el Campeonato Argentino Abierto de Polo ou l'Open de Palermo, tournoi le plus relevé au monde. Surnommés las tres coronas (les trois couronnes), ces trois tournois qui débutent généralement à partir du mois de septembre sont réservés à l'élite des équipes de polo entre 28 et 40 buts de handicap. Les équipes qui s'affrontent lors de ces tournois sont donc composées des meilleurs joueurs au monde. A titre de comparaison, les deux tournois les plus importants d'Angleterre, la Gold Cup et la Queen's Cup, rassemblent des équipes détenant jusqu'à 22 buts de handicaps.
Adolfo Cambiaso, "l'inégalable"
La réputation des polistas, les joueurs argentins de polo, n'est plus à faire. Il existe actuellement dans le monde sept joueurs en activité détenant un 10 de handicap : tous sont argentins.

Les passionnés de polo auront également les yeux rivés sur Facundo Pieres, 26 ans, figure de l'équipe La Ellerstina qui fut vainqueur de l'Abierto de Polo 2012. Ou encore Mariano Aguerre (La Ellerstina), récemment relevé à 10 de handicap. A titre de comparaison, Brieuc Rigaux, actuellement meilleur joueur français détient un 5 de handicap.

Pour Caroline Anier, actuellement classée comme une des cinq meilleures joueuses mondiales, "la culture du polo très présente en argentine, alliée aux avantages naturels dont bénéficient le pays ont fait des joueurs argentins les meilleurs au monde". En effet, dans certaines familles, le polo se transmet de génération en génération et les grands champions argentins ont, pour la plupart, appris à monter à cheval en faisant leurs premiers pas. "Il s'agit d'une culture qui se transmet de père en fils dès le plus jeune âge? explique Caroline Anier. ?Les Argentins bénéficient des grands espaces pour faires reproduire leurs chevaux, du faible coût des riches pâturages ou encore des espaces permettant de mettre en place des terrains de polo?, ajoute t-elle.
Texte de Daphné de Vautibault et photos de Caroline Anier (www.lepetitjournal.com/buenos-aires.html) mardi 30 avril 2013
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*Marcelo Duran est joueur professionnel et professeur de polo à Guapa polo.















