

Eric Calcagno a éténommévendredi ambassadeur d'Argentine en France après la désignation ratée de Rafaël Bielsa. Diplôméde l'ENA, le jeune diplomate âgéde 38 ans est un novice pour le poste
Jorge Taiana (àdr.), ministre des Affaires Etrangères, reçoit Eric Calcagno (àg.), nouvel ambassadeur argentin en France (Photo Damian Neustadt/Stock Press)
Mardi 6 décembre, le chef du cabinet Alberto Fernandez annonçait en conférence de presse que Rafaël Bielsa, ancien ministre des Affaires Etrangères et députénational fraîchement élu, avait renoncéàsa députation pour occuper le poste d'ambassadeur argentin en France. Francis Lott, ambassadeur de France en Argentine avait reçu comme il se doit, en temps et forme, la demande de la chancellerie.
Mais, avant même que cette demande ait ététransmise en France, l'ancien ministre a pourtant fait marche arrière. Faisant état d'un "conflit moral entre devoir et loyauté", il a décidéde renoncer àson poste d'ambassadeur au profit de son siège de député, en plein renouveau des deux chambres législatives après les élections d'octobre dernier.
Le "conflit moral", reste aujourd'hui encore incompris, malgréla profusion d'interviews accordées ces derniers jours par un Rafaël Bielsa visiblement accablé.
Eric Calcagno, un ambassadeur novice
Vendredi dernier, le remplaçant de Bielsa a été désigné. Eric Calcagno, un jeune sociologue kirchnériste de 38 ans se définit politiquement comme un péroniste nationaliste de centre-gauche. Diplôméde l'ENA, Eric Calcagno a approfondi ses études en sociologie àl'universitéde Paris V. Il est actuellement conseiller du secrétaire de Communications avec la presse, Enrique Albistur.
Intellectuel engagé, Eric Calcagno écrit des articles, en collaboration avec son père, pour la version Cône Sud du mensuel Le Monde Diplomatique, pour le magazine Veintitres et pour d'autres médias considérés en Argentine comme de gauche. Bien qu'il ne soit pas économiste, ses articles se focalisent habituellement sur l'ingérence du FMI dans les économies des pays émergents, sur la dette externe argentine et sur les investissements étrangers.
Le profil de ce nouvel et novice ambassadeur argentin en France s'apparente donc plutôt àcelui d'un universitaire plutôt qu'à celui d'un diplomate.
Suzanne Thiais. (LPJ - Buenos Aires) 14 décembre 2005















