Édition internationale

LOU Y ES-TU ? - Pretty Woman

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

L'Argentine a toujours fait rêver Lou. A l'arrivée, c'est donc le bonheur. Sauf deux ou trois petits détails qu'elle n'avait pas prévus. Car Buenos Aires, ce n'est pas tout à fait Paris?

(Photo: Julie Hubau)

"Comment ça, il n'y a pas de H&M à Buenos Aires?!" L'idée de devoir renoncer à mes visites régulières dans ce temple du shopping est particulièrement douloureuse. Le H&M de la rue de Rennes, c'est ma deuxième maison à Paris! Les copines du gimnasio me rassurent: il y a plein de magasins très sympas ici, Buenos Aires est aussi une capitale de la mode. Ah bon?! Rendez-vous est pris le lendemain sur Santa Fe, pour une mission shopping. On va bien voir?

Elles m'entraînent d'abord dans des boutiques de fringues classiques, ça ressemble à ce qu'on trouve à Paris en fait. Aaaah la mondialisation: les rayures marines et les petites fleurs des imprimés liberty sont partout! Quelques différences pourtant: ici les leggings sont rois, et ils se portent sans jupe! La plupart des hauts s'arrêtent au-dessus du nombril, et les shorts laissent voir les trois-quarts de la fesse. Enfin, les détails rock ont envahi toutes les fringues: petits clous, chaînes métalliques et imprimés des Beatles.

L'Argentine qui fait du shopping mérite une description précise: elle cherche le court, le glamour, le sexy. Mini-robes bustiers, décolletés plongeants et micro-jupes sur hauts talons. Mais surtout, l'Argentine cherche l'originalité totale, l'unicité, le non-conformisme. Du coup : "leggings à fleurs, jupe en cuir bleu turquoise et T-shirt XXL orange? Tu es sûre?". C'est très drôle à observer, mais les codes de l'élégance à la Parisienne inculqués par ma mère dès mon âge le plus tendre en prennent un sacré coup.

Trop sexy, trop joli, trop pratique !
Je finis par trouver mon bonheur (et pour pas cher en plus), même si je me trompe dans les tailles: comment ça je fais du 44?! Bref, ce qui compte, c'est que je pourrai survivre sans H&M! Les adresses que je retiens: Complot et Agarrate Catalina. Coups de c?ur également au niveau des accessoires: les produits en cuir sont magnifiques et deux fois moins chers qu'en France, et les bijoux sont très chouettes. ¡Bárbaro!

On reste sur Santa Fe pour les magasins de chaussures. Ma copine aime les sabots en cuir avec des clous et 10 cm de semelle en bois. Elle ne jure que par ça en cet été 2011: "trop sexy, trop joli, trop pratique". Pratique?! Je m'étouffe: soulever 2kg à chaque pas, quand il fait 35°C avec 90% d'humidité, très peu pour moi! Je me contente de petites sandales à brides, et plus loin, j'achète aussi des baskets: les indispensables PONY, l'équivalent des Converses en France.

Pour finir, direction les p'tites boutiques de mode de Palermo. On prend le colectivo. On se ballade tranquillement, en visitant toutes les boutiques de créateur. Un bonheur? L'Argentine ne remporte pas nécessairement la palme de l'élégance, mais elle bat la Française à plate couture question créativité. Coup de c?ur définitif pour La Mercería, esquina Armenia et Honduras: leurs accessoires sont incroyables. Et puisqu'il n'y a pas que les fringues dans la vie, mention spéciale également au disquaire/librairie Miles, esquina Honduras et Gurruchaga.

Fin d'après-midi à la terrasse d'un café, au Soleil, à papoter garçons avec mes nouvelles copines. Comme un goût de bonheur?

Lucile MAITRE  (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 23 février 2011

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Publié le 23 février 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
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