

Les Malouines se situent à 400 km de la côte argentine (photo LPJ)
En Argentine on ne célèbre pas la paix mais le début de la guerre. Le 2 avril 1982, les forces armées argentines débarquent aux îles Malouines pour reprendre la souveraineté de ce territoire voisin sous autorité anglaise. En novembre 2000, le parlement décrète le jour férié, en hommage aux vétérans et plus de 700 victimes argentines de cette guerre qui a duré à peine trois mois.
Un peu d'histoire
En
Le 2 avril 1982, l'armée argentine débarque et vient sans peine à bout de la petite armée anglaise sur place. L'annonce de la récupération des îles Malouines déclenche un mouvement de joie au sein de la population qui fête la nouvelle sur La Plaza de Mayo, avec Galtieri au balcon. Mais le 1er mai, l'armée anglaise se déploie au sud de l'Atlantique et mène l'attaque. Les Argentins ne font pas le poids devant la supériorité matérielle et logistique des anglais. Le 14 juin, l'Argentine se rend. Cette défaite provoque la chute du régime militaire. En octobre 1983, des élections démocratiques sont organisées dans le pays.
Aujourd'hui, la bataille sur l'eau
La souveraineté des îles Malouines reste un sujet sensible en Argentine. Ainsi, la semaine dernière, lors d'une rencontre entre Cristina Kirchner et Gordon Brown, lors du sommet des leaders progressistes organisé au Chili, la présidente argentine a réitéré la demande de souveraineté de l'Argentine sur ce territoire. Elle profitera du G20, qui s'ouvre aujourd'hui, pour à nouveau exprimer son souhait alors que la Grande-Bretagne fait valoir le droit à l'auto-détermination de la population malouine, satisfaite d'être de nationalité anglaise. L'enjeu: les droits de souveraineté sur plus d'un million de m2 en Arctique, dans un rayon calculé à partir des Malouines.
D'autres sujets de tension existent : provocation des anciens combattants argentins aux Malouines, interdiction ou restriction de vols entre l'Argentine et les Malouines. Les plaies restent ouvertes, même si les habitants des Falklands semblent plus disposés à rester anglais.
Caroline BÉHAGUE (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) mercredi 2 avril 2009















