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CHRONIQUE - Les tribulations d'une française à Buenos Aires: "Etre une femme : pourquoi on aime ça!"

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018


Fanny nous conte dans cette nouvelle rubrique les tribulations d'une française à Buenos Aires : des aventures sucrées et épicées d'une Gersoise en Argentine. Aujourd'hui découvrez : "Etre une femme à Buenos Aires : pourquoi on aime ça!"

Quelques jours après avoir célébré dans le monde la journée de la femme, parlons de nous, les mujeres à Buenos Aires, et de nos chromosomes Y qui prennent ici tout leur sens.

"Femmes je vous aime" pourrait bien résumer mon propos.

 

Ici femme tu es, de l'instant où tu franchis la porte de chez toi, le matin jusqu'au soir. Tu n'es pas dans le métro à Paris. Te ne passeras jamais inaperçue. Transparente tu ne seras pas, même pas la nuit sur un trottoir mal éclairé.
Ici tu es una mina, una piba, una chica, una mujer, una señorita, una señora. En ton honneur on a même appelé le pont le plus célèbre de la ville le puente de la Mujer. C'est te dire.
Si tu es jolie et/ou que tu as de bonnes fesses (una linda cola), et/ou des seins (lolas) qui se remarquent ou que tu montres un tant soit peu, tu es hermosa, muy linda, un bombon.
Tous les hommes de 7 à 77 ans te perçoivent, te voient et te regardent. Tous. C'est la tradition, la culture, dans les gênes, comme tu voudras mais c'est un fait. Si tu es déjà allée un jour en Italie du sud, dans d'autres pays sud-américains ou arabes, tu sais ce que je veux dire.

Etre une femme te donne donc quelques avantages et passe-droits, alors autant en user.

On te cède facilement la place dans le métro ou dans le bus
On te laisse monter la première dans le wagon de métro ou dans le bus
Parfois le chauffeur de colectivo (bus) veut te montrer que tu ne lui déplais pas et ne te fait pas payer le ticket (vécu)
Ou il s'arrête pour te faire descendre juste là où tu lui as dit que tu comptais aller, même s'il n'y a pas d'arrêt (vécu)
Ou il s'arrête dans la rue pour te faire monter, même s'il n'y a pas d'arrêt (vécu)
Ceci est aussi possible pour les hommes mais ça marche moins systématiquement. D'ailleurs, sans réfléchir, j'ai voulu tenter la même chose lors de mon dernier séjour en France. Tellement habituée, j'ai voulu héler un bus dans la rue comme on hèlerait un taxi! Je me suis ramassée comme une vieille chaussette...
Tu peux négocier de très bons tarifs au vidéoclub, et rendre les films plus tard que prévu, avec un sourire ça s'arrange toujours (vécu)
De manière générale, personne ne te parle mal ou n'est agressif.

Etre une femme à Buenos Aires a ses atouts, nous l'aurons compris. Alors libre à nous d'en user et abuser sans modération!

Fanny D. (www.lepetitjournal.com/buenos-aires.html) mardi 13 mars 2012

Auteure de Destino Buenos Aires, découvrez y d'autres aventures de Fanny.

lepetitjournal.com Buenos Aires
Publié le 13 mars 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
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