Argentine: pour l'avocat de Kirchner, l'assaillant "n'a pas agi seul"

Par AFP | Publié le 05/09/2022 à 04:20 | Mis à jour le 05/09/2022 à 05:50
une grande affiche de soutien à la présidente en Argentine

L'un des avocats de la vice-présidente argentine Cristina Kirchner, cible jeudi soir d'une tentative d'assassinat, a estimé dimanche que l'assaillant armé, qui a été arrêté sur place et est détenu depuis, "n'a pas agi seul".

"Il n'a pas agi seul, parce qu'il y a eu des événements préparatoires à la tentative d'assassinat. Il y avait d'autres personnes qui étaient au courant de cette situation, sans aucun doute", a estimé Gregorio Dalbon sur la télévision C5N, sans pour autant avancer d'éléments étayant cette thèse.

"A mon avis, il va y avoir davantage (d'accusés) parce que je comprends qu'il n'a pas agi seul", a-t-il insisté dans une interview distincte à l'agence officielle Telam.

L'assaillant de Mme Kirchner a été identifié comme Fernando André Sabag Montiel, 35 ans, de nationalité brésilienne, mais vivant en Argentine depuis l'enfance. L'homme, aux motivations à ce stade inconnues, n'a pas fait de déclaration depuis son arrestation.

Sur des photos de son compte Instagram, il apparaissait porteur de nombreux tatouages dont certains (un soleil noir, un croix ressemblant à la Croix de fer) associés à une symbolique nazie.

Jeudi soir, alors que Mme Kirchner se mêlait à des partisans devant son domicile, il a pointé un pistolet vers sa tête, à bout portant. Pour une raison inconnue, aucun coup n'est parti alors que l'arme, chargée, a bien été actionnée, a assuré peu après le président Alberto Fernandez.

L'avocat a aussi confirmé qu'une plainte serait formellement déposée lundi au nom de Mme Kirchner, pour qu'au titre de partie civile elle ait accès au dossier, et puisse suivre les résultats, suggérer des indices, des experts, ou "faire appel de résolutions qui lui porteraient préjudice".

Gregorio Dalbon par ailleurs indiqué qu'il demanderait à ce que "soit entendu pour s'expliquer sur ses dires" un certain "Mario". Peu après l'attentat, ce Mario avait déclaré à une télévision être ami du suspect depuis l'adolescence, et s'est dit "persuadé que son intention était de la tuer". Il avait aussi dit ne pas voir vu le suspect depuis dix mois, époque à laquelle celui-ci cherchait à se procurer une arme.

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