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GASTRONOMIE - "Olsen", la recette d'un succès

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018
Les Français se distinguent dans la gastronomie. Derrière l'enseigne nordique « Olsen », un Français, François-Xavier Nouzille, a réussi à imposer poissons frais et fumés sur les tables de la capitale. Recette d'un succès

C'est l'un des restaurants les plus courus de la capitale argentine et le brunch le plus fameux. Derrière l'enseigne, au nom nordique d'Olsen, se dissimule un Français, installé depuis dix ans en Argentine, François-Xavier Nouzille, surnommé Schuss depuis toujours.

Huit associés et plein d'idées
Deux ans après avoir fondé et géré la Cigalle, un bar de nuit au thème plutôt franchouillard et au succès retentissant, Schuss voulaitt s'affranchir de la french attitude et se lancer dans un nouveau projet.
C'était en 2001. « Nous étions huit socios, trois à réfléchir sur le projet dont German Montitegi, alors chef au Caesar Park, se remémore le Français de la bande, l'un d'entre nous venait avec des idées de décoration tirées de l'univers nordique des années 40, l'autre avec l'envie de cuisiner des choses simples et saines et moi avec celle de diffuser la vodka en Argentine ». Cette combinaison fera naître Olsen , le premier restaurant nordique de Buenos Aires.

Un décor original
Tartare aux deux saumons accompagné de mâche, thon rouge sauce chimichurri, truite fumée à la langoustine, porc fumé, purée, fruits rouges et fromage bleu? « On aime ou on n'aime pas mais le restaurant s'est très vite imposé dans le paysage, explique ce diplômé des arts et métiers reconverti dans la gastronomie, le restaurant est original selon différents points de vue ».
Ainsi le cadre est apprécié autant que la cuisine. Pour le décor, la grande cheminée qui trône au c?ur du restaurant est la star de l'hiver tandis que la terrasse ombragée et intime où tinte une fontaine s'apprécie l'été. Au bar, soixante variétés de vodka peuvent accompagner les plats. Et même si, six mois après le lancement du restaurant en 2001, la crise éclate, les associés s'accrochent et le restaurant ?qui propose cent couverts le midi et le soir- impose ses poissons aux habitudes parrilleras. Les saumons viennent du Chili, le thon rouge est pêché en Uruguay. « Néanmoins une règle s'impose, il faut toujours avoir une pâte, un poulet et une viande à sa carte » prévient Schuss.

Nouveaux projets
S'il est toujours aux manettes d'Olsen, le Français s'est engagé en parallèle dans d'autres projets. Il importe des produits de luxe comme les briquets Dupont, il s'est engagé comme socio avec l'ouverture du Bar et s'est lancé il y a trois mois dans un projet numérique au Brésil de vente de produits de luxe dégriffés sur internet. Surtout il vient de lancer un nouvel établissement, Le Tegui à Palermo. Son originalité: mettre la cuisine au centre du restaurant. 
C.B. (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) le 24 décembre 2008
lepetitjournal.com Buenos Aires
Publié le 24 décembre 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
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