Édition internationale

EXPO - Catherine ou la promotion de l'art argentin en France

Écrit par Lepetitjournal Buenos Aires
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012

Catherine Tanazacq de Stigliano veut mieux faire connaître l'art argentin en France. Cette professionnelle de la culture, a présenté, cet été, cinq artistes nationaux dans une galerie parisienne. Et Catherine a d'autres projets

Catherine Tanazacq de Stigliano

Mieux faire connaître l'art argentin en France et développer les échanges artistiques entre la France et l'Argentine, c'est l'objectif de Catherine Tanazacq de Stigliano, organisatrice d'expositions, arrivée à Buenos Aires depuis près d'un an et demi. Depuis cette diplômée en direction de projet culturel à La Sorbonne s'est penchée attentivement sur l'art contemporain argentin.

Paysages intérieurs
Car en février, la jeune femme présentait au sein de la galerie Plume, située à Paris, à quelques encablures de Beaubourg, cinq artistes argentins, sélectionnés par ses soins, et réunis dans une exposition intitulée : "Paysages intérieurs".
"L'idée était de rassembler les artistes autour de la thématique du paysage, du corps, de soi-même et de faire dialoguer, dans des oeuvres, ces différentes notions "explique Catherine. Parmi les artistes argentins sélectionnés, tous âgés de 28 à 38 ans et inconnus du grand public, plusieurs ont marqué les visiteurs français. Gaspar Acebo est l'un d'entre eux. Ses dessins de paysages à partir de ses propres cheveux n'ont pas laissé indifférent. Diego Haboba a également soulevé l'intérêt des professionnels. Son travail sur l'histoire argentine, à partir de photos tirées de son album de famille, a séduit. Le jeune homme pourrait bientôt avoir une exposition personnelle au sein de la même galerie. Néanmoins les ventes n'ont pas été au rendez-vous : "des tas de raisons explique cette mauvaise conjoncture"relativise Catherine Tanazacq, "je ne saurais jamais vraiment quelle est la bonne".

Un projet avec Georges Rousse
Catherine ne perd pas son enthousiasme. Pour sélectionner ses artistes, elle écume les centres d'exposition, découvre des potentiels sur le web, visite toutes les galeries de la ville et fait marcher le bouche à oreille. "On trouve beaucoup de petites choses ici, le domaine n'est pas encore institutionnalisé, explique-t-elle, on peut se sentir perdu mais cela encourage un véritable allant créatif et spontané".
L'autre ambition de la jeune femme est d'accueillir des artistes français. En mars, Georges Rousse se déplacera en Argentine (invité par l'ambassade de France) pour une exposition intitulée Signes d'existence au musée des Beaux-Arts de Buenos Aires. Catherine profitera du passage de l'artiste pour effectuer avec lui des repérages en vue d'une future création. Ils visiteront ensemble des friches industrielles, réceptacles des oeuvres de Georges Rousse. Le projet est soutenu par l'Ambassade et Cultures France, dans le cadre de la promotion de l'art français à l'étranger. "Je tente de comprendre l'histoire de l'art argentin, conclut modestement, Catherine Tanazacq, il est à la fois la continuité de l'art européen, nourri d'art local, tout en étant tourné vers l'étranger. C'est vraiment intéressant de regarder de quelle façon il va évoluer".
Caroline Béhague (www.lepetitjournal.com - Buenos Aires) jeudi 6 mars 2008

lepetitjournal.com Buenos Aires
Publié le 6 mars 2008, mis à jour le 13 novembre 2012
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