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QUALITE DE L’AIR - Le smog saisonnier étouffe Chiang Mai

Par Lepetitjournal Bangkok | Publié le 11/03/2015 à 23:00 | Mis à jour le 08/02/2018 à 14:02

La concentration de micro-particules dans l’air de Chiang Mai a atteint mercredi une valeur record de 288 micro-grammes par mètre cube (µg par m3), soit plus de deux fois au-dessus du niveau autorisé en Thaïlande qui est fixé à 120 µg par m3. A chaque saison sèche, l’apparition de ces nuages de fumée qui proviennent en grande partie de la culture traditionnelle sur brûlis, contiennent de nombreuses micro-particules qui peuvent avoir des effets dévastateurs sur la santé et sont liés à de nombreux problèmes cardiaques.

Pendant la saison sèche de janvier à mars, divers facteurs combinés, parmi lesquels la culture sur brûlis, générèrent une forte pollution de l’air (Smog) par les microparticules dans certaines provinces du nord, dont celle de Chiang Mai.

Mercredi, la pollution a atteint un pic de 288 µg par m3, soit plus du double de la limite fixée par le gouvernement en Thaïlande. La montagne emblématique du Doï Suthep qui domine la ville de Chiang Mai est même invisible depuis plusieurs jours.

Le 2 mars, une réunion de crise sous l’égide du gouverneur de la province, Suriya Prasatbandit, avait conclu que les fumées indésirables provenaient majoritairement des pays voisins, notamment du Laos et de la Birmanie ainsi que des provinces voisines poussées par des vents qui transportent la pollution vers Chiang Mai.

Comme pour souligner l’impuissance des autorités la situation ne fait qu’empirer depuis cette réunion, et l’interdiction de tous les feux jusqu’au 15 mai a produit peu d’effet, rappelle le Chiang Mai City Life.

Le trafic aérien dans cette région a été fortement perturbé, et l'aéroport international de Chiang Mai a rapporté une visibilité de moins de 300 mètres.

Dans la province de Lampang, l’armée a envoyé des camions de pompiers en renfort pour prévenir les incendies. A Chiang Mai, des systèmes de brumisation ont été installés le long de certaines avenues pour humidifier l'air et fixer les particules au sol.

La concentration de microparticules (PM 10) a atteint mercredi un pic de 288 µg par mètre cube d’air alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pointe des risques pour la santé humaine à partir de 50 µg par m3.

Selon l’OMS ces microparticules sont particulièrement nocives pour la santé humaine, notamment celles qui ont un diamètre inférieur à 10 microns (PM10), qui peuvent se nicher profondément à l’intérieur des poumons et contribuer au développement de maladies cardiovasculaires et respiratoires voire au cancer du poumon.

"D'après mes observations dans mon hôpital, les cas de crises cardiaques sont passés de 3-4 par mois à 3-4 par jour. Ce phénomène se produit à chaque saison sèche et se poursuit depuis plus de 6 ans maintenant", a déclaré le Dr Rungsrit Kanjanavanit, un cardiologue à l'hôpital Maharaj de Chiang Mai.

Enchâssée entre les vastes étendues boisées du Laos et de la Birmanie, la province de Chiang Mai est aussi victime de son relief. Lorsque la fumée s’installe dans les vallées, elle se trouve piégée et stagne. Le seul espoir réside dans le balayage par des vents forts et surtout la venue de la pluie pour laver les airs.

Malheureusement, les prévisions météorologiques n’annoncent aucune précipitation conséquente dans les dix jours qui viennent.

Il est fréquent de pointer le doigt vers les peuples des collines qui pratiquent l’agriculture sur brûlis. Les accusations sont parfois si insistantes que des représentants de l’ethnie Karen n’ont pas hésité à saisir la Commission nationale des droits de l’homme en 2013, selon The Nation. Ils estimaient que les mesures restreignant les brûlis empiètent sur leur pratique traditionnelle de rotation des cultures.

Pour autant les peuples montagnards ne sont pas seuls en cause. Dans les zones urbaines et périurbaines nombreux sont ceux qui recourent au briquet ou à l’allumette par facilité alors qu’ils disposeraient, eux, de solutions alternatives ; que ce soit pour éliminer les tas de feuilles mortes qui s’empilent dans les jardins depuis le début de la saison sèche ou pour nettoyer le bord des routes voire même les chemins de certains parcs nationaux.

Les départs de feu spontanés jouent aussi un rôle important. La nature est très sèche cette année après une saison des pluies relativement chiche en précipitations. C’est de mauvais augure et le port d’un masque est de rigueur.

Pour connaître le niveau de pollution en temps réel et la répartition des différents polluants, ce site indépendant basé à Pékin : http://aqicn.org/city/chiang-mai/

E.D. et T.M.() jeudi 12 mars 2015
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