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Le zoo de Bali met fin aux balades à dos d’éléphants,privilégiant le bien-être animal

Le zoo de Bali a officiellement mis un terme aux balades à dos d’éléphants, une activité touristique longtemps populaire mais de plus en plus controversée. Cette décision s’inscrit dans un mouvement régional et national visant à améliorer le bien-être animal.

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Écrit par Soraya Ben Aziza
Publié le 24 janvier 2026

Une interdiction qui s’inscrit dans une démarche plus globale  

Le Bali Zoo, situé dans la régence de Gianyar, abrite plus de 600 animaux de 60 espèces différentes, parmi lesquels plusieurs éléphants de Sumatra. En ce début d’année, l’établissement a officiellement cessé toute activité impliquant des promenades à dos d’éléphants, qui constituait l’une des attractions phares.

Cette décision, loin d’être isolée, répond en fait à une pression grandissante de la part des autorités locales de protection de la faune. Elle fait également écho à l’évolution des attentes des visiteurs internationaux, de plus en plus sensibles aux pratiques éthiques.

De nombreux établissements régionaux, dont Taman Safari Indonesia Bogor (TSI Bogor), TSI Prigen et A'Famosa en Malaisie avaient déjà suspendu leurs activités de promenade à dos d'éléphant en 2024. 

En décembre 2025, le BKSDA (Agence de conservation des ressources naturelles) de Bali a publiquement appelé les sites touristiques à respecter les éléphants et à abandonner progressivement les promenades à dos d’éléphant. Bien qu’il ne s’agisse pas, à ce jour, d’une interdiction formelle, cette annonce donne le ton à une potentielle évolution réglementaire et marque un changement profond dans l'approche du tourisme animalier en Asie du Sud-Est. La BKSDA menace notamment de révoquer les permis des établissements récalcitrants.

Pourquoi les balades à dos d’éléphants posent problème ?

Les promenades à dos d'éléphant, longtemps considérées comme une attraction touristique incontournable, sont aujourd'hui reconnues comme une pratique cruelle. Pour rendre ces animaux dociles, certains centres ont en effet recours à des méthodes de dressage coercitives (avec notamment l’utilisation de crochets à éléphant).

Sur le plan physique, le port répété de charges humaines peut entraîner des lésions de la colonne vertébrale, des troubles articulaires et un stress chronique chez les éléphants, dont l’anatomie n’est pas adaptée à ce type d’activité. À cela s’ajoutent des conditions de captivité inadaptées ainsi qu’un stress chronique chez ces animaux hautement intelligents et sociaux.

Vers un tourisme plus éthique

Bali affirme ainsi sa volonté de devenir une destination pionnière en matière de tourisme responsable en Asie du Sud-Est, et d’attirer une clientèle consciente des enjeux environnementaux.

De nouvelles formes d’interactions voient ainsi le jour : observation à distance, programmes éducatifs, participation encadrée aux soins ou à l’alimentation des animaux, sans contact invasif. Ces alternatives permettent de maintenir une activité économique tout en respectant davantage le bien-être animal.

 

Soraya Ben Aziza
Publié le 24 janvier 2026, mis à jour le 24 janvier 2026
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