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PSYCHOLOGIE : Osez-vous encore penser sans compter ?

Par Frédérique Stref | Publié le 30/11/2021 à 03:53 | Mis à jour le 12/02/2022 à 02:55
Photo : Française de l'étranger depuis 25 ans, Frederique Stref propose chaque après-midi des séances individuelles de 50 minutes aux expatriés de Nouvelle-Zélande.
Calculette

Je rencontre de plus en plus de personnes qui évoquent leur vie en utilisant un vocabulaire très numérique. D’ailleurs osez-vous encore penser sans compter ? Comment décrivez-vous une expérience de vie aussi banale soit elle qu’une ballade ? La valeur numérique est devenue notre drogue. Une véritable addiction dépendance.

 

Frederique Stref

 

Française de l'étranger depuis 25 ans, Frederique Stref propose chaque après-midi des séances individuelles de 50 minutes aux expatriés de Nouvelle-Zélande. Adaptées aux femmes comme aux hommes, ces séances ont pour but d'apporter un soutien perspicace et cohérent pour vous aider à vivre au mieux votre expatriation.

 

Addictions, dépendance... Ces termes étaient réservés à quelques personnes ayant abusées d'une substance ou d'une autre au point d’en avoir perdu la maitrise. Leur vie était devenue insupportable avec et sans les drogues de leur choix. Une perte de contrôle nécessitant une période de sevrage dangereuse suivie d’un programme de rétablissement ou amenant à une overdose. Un burnout n’est autre qu’une overdose d'ailleurs. Et il me semble que le préjudice de cette expérience s’est étendu sur tout le monde comme une nuée de poudre, en à modifier le vocabulaire de tout un chacun au quotidien jusqu’à l’altération de la raison et des conséquences parfois désastreuses.

 

Dépendance : la valeur numérique est devenue notre addiction

« Je me sens fatiguée, je me fais un double café, et finalement j’en prends trois » est l'un des premiers gestes du matin. Mais, vous est-il venu à l’esprit qu’il s’agit d’un Arabica du Brésil plus doux qu’un Robusta d’Éthiopie, qu’il a été finement moulu et parfaitement torréfié ? Est-ce que son arôme a emplit vos narines ? Poursuivons notre dépendance à une substance numérique par une autre petite dose de calcul : l'addiction à la pesée du matin « Combien de kilos ? ». Le corps se réduit à une masse. Adieu l’allure, la puissance, la robustesse... Est-il svelte, longiligne, tassé, dégingandé ? « Mais ma pauvre dame je n’ai pas le temps de penser à ça. » La dépendance à la valeur numérique inscrite est une valeur sûre et m’en dit assez sur ce que je dois faire pour absorber le nombre de calories nécessaire, compter le nombre de pas pour éliminer les calories superflus, etc.

 

L’essentiel ne se mesure pas

Du poids idéal, au quotient intellectuel, à la surface de l’appartement, au nombre de miles durant la sortie en bateau et l’imparable vérité qui en découle : une véritable addiction au rapport ! Rapport au temps, à la distance, au coût, à la performance.... Le résultat à court, moyen, long terme, le rapport à l’investissement, soustraire les pertes, ajouter de la valeur et l’accélération de la performance lorsque l’on maintient les objectifs. Quel fléau ! Quelle déshumanisation ! Pour parer quoi ? L’angoisse ? Peut-être en s’accrochant à l’illusion de la maitrise ponctuée par des chiffres ? Mais que disent-ils ces chiffres ? Quelles en sont les conséquences ? La substance ? Notre vie en tant qu’individu n’a pourtant rien à voir avec un bilan de compétences ou business plan...

 

L’être humain est doté de 5 sens

Nous vivons dans un pays où la nature de toute sa puissance, sa beauté, nous ramène à l’humilité de notre condition d’être humain et quel bonheur, quel soulagement ! Nous sommes donc vulnérables, fragiles, sensibles. Nous évoluons chacun à notre rythme, il n’y a pas de norme adéquate et chacun de nous est unique. L’être humain est doté de 5 sens occultés par cet imposteur numérique qui voudrait nous rendre aussi réduit et binaire qu’une machine qui génère des résultats. Le calcul est une des capacités de l’être humain et n’en est pas un sens. Sevrons-nous de ce polluant dangereux et addictif, créons de l’espace à l’essentiel. Le premier bénéfice sera un enrichissement notable de vocabulaire, quant aux autres ils ne feront que vous surprendre au fur et à mesure du chemin.

 

Profitez du printemps pour cultiver un changement dans vos rythmes

Le voyage à travers les saisons commence au printemps. C'est le "nouvel an" de la nature. Le printemps est le moment où le monde commence à reprendre vie. C'est la saison de l'amour et de la fertilité, de la croissance et de l'abondance, et un véritable sentiment de "nouveaux départs", ce qui en fait un endroit idéal pour commencer à cultiver un changement dans vos rythmes.

Si nous avons passé l'hiver à nous reposer et à récupérer de l'année précédente, le printemps est naturellement le moment d'émerger à nouveau dans le monde avec enthousiasme. Faites-en sorte que cette période de l'année soit propice à une transition vers une façon d'être plus lumineuse et plus légère. Les heures d'ensoleillement croissantes indiquent que nous sommes naturellement encouragés à bouger pendant de plus longues périodes au printemps. Recevons l'énergie printanière, par tous nos sens en puisant dans notre désir inné de passer plus de temps à l'extérieur en cette saison.

 

Pour réserver une séance ou obtenir plus d'informations, nous vous invitons à contacter Frédérique Stref par email, téléphone ou SMS en cliquant sur ce lien. Vous pouvez proposer votre propre créneau horaire pour une réunion ou une conversation.

 

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Frederique Stref Le Petit Journal Auckland

Frédérique Stref

Française de l'étranger depuis 25 ans, j'ai vécu en Belgique, au Danemark, en Hollande, à Hong-Kong, Singapore et maintenant en NZ. Diplômée en Psychologie et praticienne certifiée en neurolinguistique, j'aime accompagner les personnes en questionnement.
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Nicolas Roger

Rédacteur en chef de l'éditon Auckland.