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PRATIQUE – Votre arrivée à l'aéroport d'Auckland

Par Le Petit Journal Auckland | Publié le 21/02/2013 à 01:33 | Mis à jour le 28/02/2013 à 23:54

 

303.000 mètres carrés pour un complexe détenu par une entreprise privée, 520 million de dollars néo-zélandais d'actifs, 443 hectares disponibles pour un futur développement, l'aéroport d'Auckland est une machine bien rodée. Et pour cause, en décembre 2012, près de 716.004 passagers devenus visiteurs, hors transit, ont passé la douane néo-zélandaise à Auckland.

Près de deux millions de visiteurs en vacances viennent explorer les beautés de la Nouvelle-Zélande, ses paysages et l'accueil exceptionnel des Kiwis. Si vous planifiez un voyage en Nouvelle-Zélande, il ne faut pas négliger ses nombreuses modalités et ses particularités douanières. Retrouvez ici notre article sur les visas. Retrouvez également sur ce site des conseils pour les voyageurs. 

A votre arrivée à l'aéroport d'Auckland, et avant de fouler définitivement le sol officiel de la Terre du Milieu (même si Wellington est la capitale), vous serez contraints de passer la douane avant de subir le contrôle électronique de vos bagages. Le traditionnel "carton d'entrée" précisant les objets de toute sorte à déclarer, fait bien sûr également parti de l'équation.

Si l'aéroport d'Auckland reste une référence pour les départs, internationaux ou domestiques, l'arrivée peut s'avérer plus acrobatique, et parfois bien plus périlleuse et frustrante.

Rendez-vous sur ce site pour consulter les documents qui seront requis à votre arrivée, l'étiquetage de vos bagages, et les règles de la mise en quarantaine.

Au sortir de l'avion, le rush commence
Soyez prêts. Et ne comptez pas sur votre endurance pour arriver le premier aux douanes, car vous ne serez pas le premier. Plusieurs avions arrivent de différentes destinations, à intervalles minimes et laps de temps bizarrement restreints, provoquant une masse de passagers rapidement agacée. Pour la majorité, le voyage a été trop long pour les corps, physiquement et mentalement. Au moins 30 heures de trajet depuis l'Europe. Et si vous disposez du système "parafe" avec votre passeport électronique, vous vous apercevrez que la "SmartGate" de l'aéroport n'est réservée qu'aux Kiwis et Australiens. L'attente aux douanes est une problématique que rencontrent tous les aéroports, et Auckland ne fait pas exception à la règle. Pourtant, en arrivant à Auckland après 30 heures de trajet ou plus, on ne s'attend guère à faire une heure de queue d'abord pour passer l'immigration et une? une demi-heure ensuite pour passer les scans du ministère de l'Agriculture. Le plus frustrant bien entendu est de se retrouver dans une queue qui compte bien 500 personnes et de voir que sur les quelque vingt postes d'immigration seuls trois fonctionnent (à croire que les taxes d'aéroport, très importantes, ne suffisent pas à assurer des délais d'attente raisonnables).

D'après Prasheeta Ram-Taki, chargée de la communication des douanes et interrogée par lepetitjournal.com/Auckland, le personnel est disponible et peut être réquisitionné 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 même si les calendriers et horaires sont fixés plusieurs mois à l'avance. Toutefois, elle concède après vérification que le nombre d'employés ne dépasse pas 65 personnes, à tout moment, dans l'ensemble de l'aéroport. Plutôt restreint donc. Les douanes jouent d'ailleurs le rôle d'immigration.   

Optez pour un vol qui n'arrive pas trop tard pour éviter les heures creuses inévitables, et vous préserverez l'euphorie de l'arrivée.

Déclarations à l'aveugle, l'alternative gagnante
Malgré tout, de nombreux visiteurs se font surprendre dès leur arrivée par les différentes étapes des contrôles de l'immigration et du Ministère de l'Agriculture, dont le personnel est en charge du scan des bagages.

Pourquoi cela ? Tout simplement parce que vous connaissez la plupart du temps le contenu de vos bagages au départ mais après près de 30 heures de temps de trajet, quêtes dans les aéroports d'escales pour des vivres et des sanitaires, puis encore de l'avion, du sommeil inconstant et trop souvent inconfortable; se rappeler de ce contenu devient une épreuve aussi fatigante que le voyage lui-même. Si vous avez succombé aux nombreuses tentations des aéroports d'escales, des duty-free ou restaurants, magasins locaux vendant une spécialité locale qui vous a tellement comblé que vous oubliez de l'enlever de votre sac, vous risquez de payer une amende. Inadvertance mélancolique? Nostalgie? Déjà le mal du pays? Incertitudes sur le séjour? Trop tard! Gardez votre concentration pour les entretiens avec la douane puis pour le scan de vos bagages. Mais soyez rassuré, l'immigration est accueillante et compréhensive.

Si elle s'intéresse à votre identité, le Ministère de l'Agriculture lui porte son attention sur le contenu de vos bagages. Drogues et armes à feu sont bien entendu proscrites... mais aussi, oh surprise! Citron, chocolat, ou sandwich au camembert! Vos bagages ne doivent pas contenir de nourriture... ou du moins s'ils en contiennent le tout doit être déclaré. Nombre d'entre nous ont eu à l'arrivée en Nouvelle-Zélande un premier goût bien amère du pays.

Le mot clé, qui doit faire "tilt" et provoquer cette attention infaillible, est "déclarer". Le remède aux amendes semble dès lors se manifester telle une divinité inconnue : être certain, convaincu, persuader de tout déclarer. Il en va de votre portefeuille, qui ne s'attend pas à avoir des plaies dès l'arrivée. Il en va également de votre bonne santé psychologique. Entamer votre séjour en courant changer vos euros pour payer vos amendes n'est pas votre premier souhait. L'empreinte de cette amende vous suivra pour tout le séjour et risque de vous tirailler pendant quelques journées. Comment éviter d'être facturé 400$ pour un demi-citron, ou un sandwich oublié au fond de votre sac? Il faut être vigilant et, s'il le faut "déclarer à l'aveugle". 

Le scanner, ou le snipper en embuscade
Certes, la Nouvelle-Zélande n'est pas en guerre et n'est pas la cible d'organisations criminelles ou de terroristes, mais le pays considère la nourriture, surtout, et d'autres biens importés comme des attaques ou encore des menaces pour sa sécurité. Ne pas déclarer est un crime et n'est pas à prendre à la légère. En première ligne, le scanner du Ministère de l'Agriculture engage les hostilités; mais encore une fois, cela dépend de votre coopération.

Au détour des douanes, le scanner guette et ne manque personne. On se détourne de sa masse gracile, mais on ne finit jamais par lui échapper. Tapi dans une salle située entre les douanes et la "libération", soit la sortie, le scanner est une pièce technologique ambitieuse. Il engloutit vos bagages pour vous les rendre éclaboussés par la découverte d'une anomalie ou alors les purifient sans réprimandes. Un hochement de tête plus tard, et vous êtes officiellement en Nouvelle-Zélande. Pour éviter de se retrouver nez à nez avec un officier du ministère de l'Agriculture et être incapable d'expliquer ce que le scanner a sniffé et pourquoi il a mal réagi, mieux vaut déclarer avant d'en arriver là. Soyez honnêtes et il ne vous arrivera rien.

Voilà aussi pourquoi votre portefeuille sera rassuré. Arrivé(e) aux douanes, la première question  est la bonne: "Avez-vous quelque chose à déclarer?". Incertain(e), sentant votre pouls s'accélérer, subissant des palpitations, votre réaction et réponse devraient être: "Oui". Vient alors un échange embarrassant, certes, mais nécessaire. A la question "qu'avez-vous à déclarer?", ne tremblez pas, respirez profondément et relâchez votre honnêteté: "Je ne sais pas". Vous avez parfaitement le droit de ne plus savoir si vous avez un quart de citron enfoui quelque part dans vos bagages. Rien d'honteux là-dedans.    

Il est cependant recommandé de prendre un temps d'avance en calculant le coût des biens que l'on fait rentrer en Nouvelle-Zélande. Les douanes et le Ministère de l'Agriculture partagent la même courtoisie pour les biens personnels, ne pouvant être facturés, tels que les iPods, les ordinateurs, les vêtements. Un maximum de 250 cigarettes est autorisé et l'importation d'alcool est soumise à une règlementation spécifique. Heureusement, nous direz-vous.

Le site internet "What's my duty" vous permettra de calculer le montant des taxes que vous devrez payer si vous acheter des produits provenant de l'étranger depuis la Nouvelle-Zélande. Comptez ainsi 280$ de taxes pour une voiture dont la valeur est de 1,000?.

Que nous réservera le futur ?
Une chose est sûre : l'aéroport d'Auckland est une entreprise dynamique. Richard Llewelly, le
Corporate Relations Manager de l'aéroport d'Auckland, interrogé par téléphone, assure que l'entreprise connaît parfaitement ces petites lacunes dans l'organisation et prévoit d'y remédier. La première étape, a-t-il poursuivi, "sera le regroupement des deux terminaux, international et domestique, pour faciliter les déplacements des voyageurs en escale alors qu'aujourd'hui ils sont séparés par une dizaine de minutes de marche à pied". Certes, ce n'est pas excessif, mais l'entreprise  privée joue sur ces détails, "qui au quotidien, feront certainement des heureux".

Peut-on imaginer une collaboration plus étroite entre les douanes et le ministère de l'Agriculture? Et séparer les voyageurs ayant des bagages en soute et les autres qui ne s'en tiennent qu'à la cabine ?

Filip Milo (www.lepetitjournal.com/auckland) jeudi 21 février 2013

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