Samedi 25 septembre 2021
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La NZ adopte un congé payé pour le couple après une fausse-couche

Par Emile Brehant | Publié le 29/03/2021 à 13:12 | Mis à jour le 07/04/2021 à 00:57
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Le gouvernement néo-zélandais vient d’adopter un texte législatif visant à accorder un congé payé après une fausse-couche. La loi permettra aux femmes comme aux couples engagés dans un processus de gestation pour autrui (GPA) de recourir à ce congé.

La Nouvelle-Zélande continue de montrer la voie. L’État insulaire, le premier à avoir accordé le droit de vote aux femmes, en 1893, a franchi une nouvelle étape dans son combat pionnier pour les droits des femmes.

Ce mercredi 24 mars, le Parlement néo-zélandais a validé l’instauration d’un congé payé de trois jours pour « toute femme qui ferait une fausse-couche ou qui donnerait naissance à un enfant mort-né ». Le congé sera également accordé au conjoint de la femme en question.

C’est Ginny Andersen, députée travailliste, qui a porté la loi face au Parlement« Le deuil qui accompagne une fausse-couche n’est pas une maladie, c’est une perte, et il faut du temps pour se remettre physiquement et mentalement d’une telle perte. » a-t-elle déclaré face à l’institution néo-zélandaise. Parallèlement, un autre congé a été accordé aux couples suivant un processus de gestation pour autrui (GPA).

Après avoir instauré un congé spécial pour les victimes de violences conjugales en 2018, et après avoir dépénalisé l’avortement en 2020, la Nouvelle-Zélande poursuit un combat vieux de plus d‘un siècle, aujourd’hui sous l’impulsion notamment de sa Première ministre Jacinda Ardern, qui espère voir d’autres pays emboîter le pas à sa Nouvelle-Zélande. « J’espère que si nous sommes l’un des premiers, nous ne serons pas l’un des derniers, et que d’autres pays commenceront à légiférer pour un système de congés juste et empreint de compassion, qui reconnaisse la douleur et le deuil qu’engendre une fausse-couche ou la naissance d’un enfant mort-né. » a-t-elle ainsi déclaré.

 

 

Emile Brehant Le Petit Journal Auckland

Emile Brehant

Étudiant en journalisme, je suis ravi de couvrir l’actualité néo-zélandaise pour nos expatriés français. Actuellement en France, j’espère pouvoir un jour venir voir de plus près ce pays à l’histoire et à la culture aussi passionnante qu’intrigante.
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