Depuis le début de l’escalade militaire au Moyen-Orient, le transport aérien reliant la Grèce à la région connaît de fortes perturbations. Annulations de vols, fermetures d’espaces aériens et mesures de sécurité renforcées ont modifié en quelques jours l’activité de plusieurs compagnies et de l’aéroport international d’Athènes.


La crise a d’abord entraîné de nombreuses perturbations à l’aéroport international d’Athènes, Elefthérios‑Venizélos. Selon les autorités, plusieurs dizaines de vols reliant la Grèce au Moyen-Orient ont été annulés ou suspendus en raison de la détérioration de la sécurité dans la région. En l’espace de 24 heures, près de 37 vols ont été annulés, aussi bien au départ qu’à l’arrivée.
Les liaisons affectées concernent principalement des destinations situées dans des zones directement touchées par le conflit ou par des restrictions aériennes. Parmi elles figurent les Émirats arabes unis, l’Irak, l’Iran, Israël, le Qatar, le Koweït, Bahreïn ou encore la Syrie. Dans plusieurs de ces pays, l’espace aérien a été partiellement ou totalement fermé pour des raisons de sécurité, rendant impossible l’exploitation normale des vols commerciaux.
Ces perturbations restent cependant ciblées. Les opérations globales de l’aéroport d’Athènes continuent de fonctionner, mais les lignes reliant directement la région du Golfe et le Levant sont particulièrement touchées.
Les compagnies grecques suspendent plusieurs routes
La principale compagnie aérienne du pays, Aegean Airlines, a rapidement pris des mesures en suspendant une grande partie de ses liaisons vers le Moyen-Orient. La compagnie a notamment annulé ses vols vers Tel-Aviv, Beyrouth, Erbil et Bagdad jusqu’au début du mois de mars, ainsi que vers Dubaï et Abou Dhabi pendant plusieurs jours.
Plus tard, les vols vers Riyad et Djeddah ont également été temporairement suspendus. La décision a été prise en raison de l’évolution rapide de la situation militaire et des risques liés à la sécurité de l’espace aérien régional.
Au total, plusieurs destinations majeures reliant la Grèce au Moyen-Orient sont concernées. Les compagnies aériennes réévaluent régulièrement leurs programmes de vols et prolongent parfois les suspensions selon l’évolution du conflit.
Une crise aérienne à l’échelle internationale
Les perturbations observées en Grèce s’inscrivent dans un phénomène plus large touchant l’ensemble du transport aérien international. L’intensification du conflit a provoqué des fermetures d’espaces aériens et la suspension de nombreuses routes internationales reliant l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient.
Des milliers de vols ont été annulés dans le monde et plusieurs grands hubs régionaux ont vu leur activité fortement perturbée, entraînant des retards et des déroutements d’avions.
Des passagers bloqués et des vols de rapatriement
Les perturbations ont également eu des conséquences pour les voyageurs. Plusieurs passagers grecs se sont retrouvés bloqués dans différents pays du Moyen-Orient à la suite des annulations de vols. Pour y faire face, des vols spéciaux de rapatriement ont été organisés afin de ramener les citoyens grecs vers leur pays.
Les autorités grecques suivent de près l’évolution de la situation et recommandent la prudence pour les déplacements dans la région.
Une situation encore incertaine
Pour l’instant, les vols entre la Grèce et le Moyen-Orient restent fortement dépendants de l’évolution du conflit et de la sécurité de l’espace aérien régional. Les compagnies aériennes adaptent leurs programmes de manière régulière et pourraient prolonger les suspensions si les tensions persistent.
Si l’aéroport d’Athènes continue de fonctionner normalement pour la plupart des destinations européennes et internationales, les liaisons avec le Moyen-Orient devraient rester instables tant que la situation géopolitique ne se stabilise pas.
















