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SEBASTIEN PLASSARD - "Le Canada est avant tout un pays multiculturel"

Par Lepetitjournal Toronto | Publié le 29/03/2015 à 23:42 | Mis à jour le 31/03/2015 à 02:54

Nommé en Mars 2014 à la tête de la division Home care de la société B.Braun, Sébastien Plassard a quitté Paris avec sa famille pour rejoindre Mississauga pour lancer une nouvelle activité au Canada et se lancer dans une nouvelle vie avec sa femme et ses deux enfants. Sébastien a accepté de partager ses impressions après presque une année au Canada.


Lepetitjournal.com/Toronto - Quelques mots sur votre parcours ?
J'ai rejoint B.Braun Médical suite à mes études en école de commerce et mon Master en commerce international, il y a de cela 17 ans. J'y ai occupé différentes fonctions de direction export, en charge entre autre du Maghreb, de l'Europe centrale ou de la Scandinavie. B.Braun est une société familiale allemande de 52 000 salariés répartis dans le monde entier. Nos domaines d'activités sont très vastes, nous sommes un acteur majeur dans de nombreux domaines de la santé dont la perfusion, l'anesthésie,  la nutrition, la dialyse ou les instruments chirurgicaux. Mon domaine actuel est celui du Home care, c'est à dire les soins à domiciles pour des produits qui couvrent le soin des plaies, la stomie, l'Urologie ou le domaine du contrôle des infections entre autre. J'ai rejoint le Canada pour y lancer cette nouvelle division pour l'Amérique du Nord. B.Braun est en effet un acteur reconnu dans ces domaines en Europe, Asie ou Amérique latine, mais l'Amérique du nord était la seule zone non encore développée, alors qu'il s'agit du premier marché mondial. Le potentiel y est donc conséquent.

Vos impressions après une année au Canada?

Un pays multiculturel, c'est avant tout ce que je retiens du Canada. En arrivant, je m'inquiétais de mon accent français, mais très vite, j'ai compris une chose, tout le monde a un accent ! Les taxis, les vendeurs, les serveurs, mes clients sont aussi pour beaucoup d'origine diverses. Pour un Français qui arrive, il ne faut vraiment pas avoir de complexes, et s'ouvrir au monde autour de soi, car ou que l'on évolue, il y a des dizaines de nationalités, si ce n'est plus autour de soi. Nous sommes quasi tous  « étrangers », et en cela, nous ne devons pas hésiter à aller au-devant des autres.
Justement, le fait d'aller au-devant des autres, de prendre les choses en main et avoir un esprit entrepreneurial est valorisé. Les portes seront ouvertes à ceux qui font preuve d'audace.  
Mon arrivée il y a un an s'est très bien déroulée. J'ai décidé de m'installer à Mississauga, ville connue pour son pôle particulièrement développé du secteur médical et pharma. J'ai été très surpris d'apprendre qu'il y a 50 ans il n'y avait que des cultures et que la ville n'a été créée de toutes pièces que dans les années 60/70.


Vos conseils ?

Cela fait juste un an que je suis au Canada, cela fait donc peu de temps que nous sommes installés ici, il est peut être prématuré dans mon cas de donner des conseils quant à l'intégration, cependant, cette arrivée étant aussi proche, certains détails pratiques semblent encore d'actualité. Ayant été confronté durant cette première année à certains défis, il m'est peut être possible de soulever certains « lièvres » auxquels nous ne pensons pas forcement en arrivant. Le postulat de base est déjà qu'en Ontario, la question de parler anglais ou non ne se pose pas.
Ensuite, bien souvent dans le cadre d'une expatriation, l'entreprise accompagne de bout en bout, mais pour ceux qui arrivent par leurs propres moyens, l'arrivée peut se révéler un être un vrai challenge, et il est nécessaire d y avoir pensé un minimum avant d'arriver afin d'éviter les mauvaises surprises. Ainsi, l'assurance auto et l'historique de conduite en Amérique du Nord peux se révéler être une surprise tout comme l'historique de crédit Nord-Américain nécessaire pour une simple location. Si l'on n'est pas informé un minimum à l'avance, cela peut se révéler être une surprise ? contrariante.
Enfin, dernier point, pour les enfants, j'en ai deux qui ont 4 et 6 ans, il ne faut pas avoir peur de les inscrire dans une école anglophone. A chacun son choix bien entendu, mais nous avons longuement réfléchi a la question avec ma femme, et avons finalement choisi cette option. Au bout d'un an, mon fils de 6 ans parle très bien anglais, celui de 4 ans a besoin d'un peu plus de temps, mais le passage d'une langue a l'autre est parfaitement gérable à cet âge.


Sébastien que regrettez-vous  de la France ?

Je me plais énormément au Canada, j'ai grand plaisir à évoluer au sein de cette diversité culturelle. Les paysages sont phénoménaux, magiques. L'hiver est plus rude qu'en France, mais on s'y fait très vite.
Vivant à Mississauga, en raison de la proximité de mon entreprise, peut-être la diversité au niveau culinaire y est-elle moins développée que sur Toronto centre ville, ou au Québec ou les restaurants sont de très bon niveau. Mais c'est un choix personnel. En cherchant un peu, il y a parfaitement moyen d'obtenir de très bons produits.


Propos recueillis par Marie-Lise Piffard (www.lepetitjournal.com/toronto) le 30 mars 2015

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