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KÉNYLA LY – "C’est pour ça que je suis coach : j’espère inspirer des gens"

Par Lepetitjournal Toronto | Publié le 19/05/2016 à 11:34 | Mis à jour le 20/05/2016 à 08:59

 

À 27 ans, Kényla Ly est arrivée à Toronto avec ses valises, sa bonne humeur et sa passion : le sport. La jeune coach dirige notamment une équipe pour la Spartan Race de juillet. Bien plus que le physique, ces challenges s'effectuent d'abord dans la tête.

En France, Kényla Ly, un master en droit des affaires dans la poche, est juriste pendant deux ans et demi. Pourtant, la petite étincelle n'est pas là. "Je me suis rendue compte que ça ne me correspondait pas tant que ça", confie-t-elle.

Pour gérer son stress, elle se dirige vers la danse, le chant et le sport. "Le sport, c'était ma porte de sortie." En mars 2015, son chemin croise celui de Chancel Gatsoni, un "fitness gourou" dont les cours poussent à dépasser ses propres limites. Kényla Ly s'en souvient encore : "J'ai souffert pendant une heure et demi? mais ça m'a fait du bien !"

Vivre le sport

Elle décide d'y retourner 4 à 5 fois par semaine et suit le programme alimentaire qui va avec, pour réapprendre à bien manger. En trois mois, elle "fond". Chancel Gatsoni raconte : "Motivée mais timide, j'ai immédiatement vu le potentiel caché qu'elle avait, il ne restait plus qu'à lui en faire prendre conscience."

Très vite, il l'intègre à l'Infinite Pro Team, une équipe qu'il veut amener à un niveau semi-professionnel. Cardio, haltérophilie, running, musculation, cross, training, natation? Kényla Ly réalise son premier semi-marathon (21,097 km) en octobre 2015 et la Spartan Race Valmorel (course d'obstacles dans la neige) en janvier 2016.

Couper le cordon

En avril 2016, la jeune femme quitte le cocon familial et part au Canada. "À 27 ans, il était temps !, s'amuse-t-elle. J'avais besoin de voir autre chose. L'expatriation, c'est comme une nouvelle naissance."

Arrivée à Toronto, tout ne se passe pas tout de suite comme prévu, elle a du mal à trouver un logement. Heureusement, une Canadienne propose de l'héberger? contre un coaching personnel ! Kényla Ly aide pendant deux semaines cette manager stressée. "J'ai envahi son espace? mais dans un bon sens !"

Ensuite, elle passe des entretiens à GoodLife Fitness et Equinox, enseignes de remise en forme : "Chancel m'a inspiré et c'est pour ça que je suis coach, j'espère inspirer des gens aussi." Et ce qu'elle veut avant tout, c'est partager. 

Allier psychologique et physique

Retenue à GoodLife, elle entraîne aussi deux fois par semaine une petite équipe de bootcamp (programme d'entraînement physique inspiré de celui des GI et des marins de l'armée américaine). Objectif : la Spartan Race de Toronto, le 2 juillet 2016.

Plus que compter des mouvements et corriger, être coach, pour elle, c'est "porter quelqu'un à ses objectifs". Pouvoir jouer à nouveau avec ses enfants, rentrer dans une robe ou simplement se sociabiliser, "il y a une connexion émotionnelle, ce n'est pas que physique, ça va au-delà".

Elle s'appuie sur sa propre expérience : perdre une quinzaine de kilos en un an et quatre tailles de pantalon, ça prend du temps ! "Je suis là pour motiver. Quand ça ne va pas, on en parle", souligne-t-elle. La coach leur demande aussi qu'elles réalisent des vidéos pour vérifier leurs gestes et recueillir leurs impressions, car le suivi ne se limite pas qu'aux séances d'entraînement.

Pour Chancel Gatsoni, "ce genre d'histoire, tu penses que cela n'arrive qu'aux autres ou dans les films, mais en réalité cela peut arriver à n'importe qui. Pour cela, il faut fournir du travail, être rigoureux et discipliné".

Kényla Ly, coach

Instagram : @ke.ny.la

Courriel : lykenyla1@gmail.com

Bootcamp à Trinity Bellwoods Park (790 Queen St W, Toronto) : généralement le mercredi et samedi (première séance gratuite, les suivantes à 15 $).

GoodLife Fitness Richmond/Bathurst Club (555, Richmond St W, Toronto) : tous les jours, à partir de 10h.

Kim Chaze (www.lepetitjournal.com/toronto) jeudi 19 mai 2016

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