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RENCONTRE - Le skipper français Philippe Poupon fait escale au Lycée Condorcet

Par Lepetitjournal Sydney | Publié le 30/10/2011 à 22:00 | Mis à jour le 14/11/2012 à 14:55

 

Le navigateur Philippe Poupon et sa famille sillonnent les océans depuis bientôt 3 ans à bord de leur voilier "fleur australe". Lors de leur escale à Sydney, nous les avons rencontrés à l'occasion de leur matinée passée au Lycée Condorcet

Philippe Poupon et Géraldine Danon. (crédit : Agnès Chupin)

Philippe Poupon, son épouse Géraldine Danon et leurs enfants se sont embarqués dans une aventure à bord du bateau "fleur australe", un voilier de 20 mètres spécialement conçu pour cette expédition qui les mènent du Pôle Nord au Pôle Sud. Un témoignage unique qui a trois missions principales : évaluer l'état des océans, sensibiliser le public et les industries aux conséquences de la pollution et du réchauffement de la planète, et l'éducation des jeunes générations à penser et agir avec une logique éco-citoyenne.

Le travail d'une équipe soudée
Philippe, ou "Philou" comme le surnomme affectueusement son épouse, tient la barre et étudie les cartes, Géraldine documente toute l'expédition caméra et appareil photo à la main, quant aux enfants, ils partagent leur temps entre l'enseignement dispensé à bord par leur enseignant Tristan, les jeux et la découverte du monde, de ses diversités et richesses ethniques et culturelles. Un autre équipier fait aussi la route avec eux, ce qui fait en tout 7 personnes qui vivent en permanence sur ce voilier ; un équipage hors du commun.

Du Groenland à l'Antarctique
Une première expédition en 2009 les a conduits de La Rochelle à l'Alaska en franchissant le "passage du Nord Ouest" et ses dangers. Depuis juin 2010, "fleur australe", repartie d'Alaska, a mis le cap sur l'Antarctique, navigant sur le Pacifique et faisant escale notamment à Tahiti, aux Iles Tonga, Vanuatu, Nouvelle Calédonie, puis l'Australie où l'équipage a fait une escale d'un mois dans le port de Sydney, le temps de préparer le bateau, et faire un peu de tourisme. Ce fut également l'occasion pour Philippe Poupon de visiter le projet d'usine de dessalement d'eau de mer mené par Suez Environnement (groupe GDF Suez, un des sponsors de l'expédition), à travers sa filiale Degrémont, dans l'Etat de Victoria qui permettra de répondre dès la fin de l'année à un tiers des besoins en eau de l'agglomération de Melbourne.

Un voilier conçu par Philippe Poupon
Fort de son expérience de navigateur, Philippe Poupon a conçu lui même ce voilier pour pouvoir naviguer sous toutes les latitudes. Sa coque en aluminium renforcée, son système de chauffage et les cloisons étanches lui permettent de pouvoir s'aventurer notamment vers les glaces. Avec des enfants et leur petite chienne Betty à bord, des aménagements spéciaux ont été installés pour leur sécurité, ainsi que la réalisation de gilets de sauvetage sur mesure. Sont aussi embarqués à bord du matériel scientifique comme des capteurs qui enregistrent la salinité de l'eau, sa température, etc.. Les océans sont un indicateur essentiel des changements climatiques. L'IFREMER et l'Université de La Rochelle sont les partenaires scientifiques et pédagogiques de cette expédition qui fait également partie du "Grenelle de la Mer" mis en place par le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement Durable et de la Mer.

Les enfants du primaires curieux de la vie à bord
Après la projection d'un extrait du film réalisé par Géraldine Danon, "Une fleur dans les glaces - Le passage du Nord Ouest en famille" qui est également l'objet d'un livre, les enfants de l'école primaire avaient une foule de questions à poser et toute la famille s'est prêtée de bon coeur au jeu des questions/réponses. Morceaux choisis :

Pourquoi une mission sur la pollution des océans ?
Philippe Poupon : Je suis passionné par les océans, les mers et les côtes depuis longtemps. J'ai eu l'envie d'en parler, de raconter ce qui se passe aujourd'hui et de sensibiliser les grands et les petits sur le fait qu'il faut être respectueux d'une planète qui n'est pas si grande et que l'on y est de plus en plus nombreux.

Philippe Poupon et des membres de l'éco-comité (Crédit : Agnès Chupin)

Avez-vous des panneaux solaires sur le voilier ?
Ce n'est pas encore prévu car il faut faut beaucoup de surface pour en installer, et sur un voilier c'est difficile. Par contre nous avons une éolienne qui nous permet de produire une partie de l'électricité consommée à bord. Il existe cependant un catamaran baptisé "PlanetSolar" mû seulement par l'énergie solaire qui fait le tour du monde actuellement. Je vous invite à consulter son site internet.

Que faites-vous de vos déchets lorsque vous êtes en mer ?
Nous gardons nos déchets compressés dans des containers étanches. Tout ce qui est organique, comme les épluchures de fruits ou de légumes, on peut les jeter à la mer. Nous jetons aussi des bouteilles à la mer avec des messages. Regardez-bien sur la plage la prochaine fois que vous irez vous baigner !

Ce fût également l'occasion d'assister au lancement officiel de l'Eco-Comité Condorcet dont l'objectif global est d'assister le Lycée dans le développement des meilleures pratiques en éducation à l'environnement et des solutions innovantes aux problèmes environnementaux au sein de l'école. Si vous désirez participer à ce comité, fondé par un petit groupe de parents soucieux de l'environnement, n'hésitez pas à les contacter : Sophie Dechene - sophiedechene@hotmail.com ou Jacqueline Bosscher - thecolourcommission@gmail.com

Bon vent à tous et bonne semaine !

Agnès Chupin (www.lepetitjournal.com/sydney.html) Lundi 31 Octobre 2011

 

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