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PORTRAIT - Dorothea Mackellar, poète et romancière australienne

Écrit par Lepetitjournal Sydney
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012


"J'aime un pays brûlé par le soleil, une terre de vastes plaines, de chaînes de montagnes déchiquetées, de sècheresses et d'inondations. J'aime ses horizons lointains, j'aime le joyaux qu'est sa mer, sa beauté et sa terreur, c'est pour moi la grande terre brune." Extrait de Mon pays, 1908

Dorothea Mackellar Source : wikimedia

C'est un des poèmes les plus connus en Australie, écrit en 1908 par Dorothea Mackellar, poète et romancière australienne.

Sa jeunesse
Isobel Marion Dorothea Mackellar nait le 1er Juillet 1885 à Sydney. Troisième enfant de la fratrie et fille unique de Sir Charles Mackellar, médecin et parlementaire réputé, et de son épouse Marion, elle est élevée en milieu urbain, et malgré cela, sa poésie est unanimement considérée comme la représentation de la quintessence de la poésie du "bush", fortement inspirée de par son expérience des grandes plaines australiennes lorsqu'elle séjournait sur les terres des fermes de ses frères près de Gunnedah, au Nord Ouest de la Nouvelle Galles du Sud.

Dans sa jeunesse elle voyage beaucoup avec ses parents, elle parle couramment français, espagnol, allemand et italien, et deviendra de facto l'interprète de la famille lors de leurs multiples pérégrinations. Elle commence a écrire dès son plus jeune âge, et surprend sa famille lorsqu'elle est non seulement publiée, mais également rémunérée pour ses vers et sa prose.
Son plus célèbre poème, "My Country" (Mon Pays), elle l'écrit à 19 ans, alors qu'elle se trouve en Angleterre, affectée par le mal du pays. Il est publié pour la première fois dans le London Spectator, le 5 Septembre 1908 sous le titre initial "Le coeur de mon coeur" (The core of my heart).

La Première Guerre Mondiale
Au cours de la Première Guerre Mondiale, "Mon Pays" devient l'un des poèmes les plus connus d'Australie, faisant appel au sentiment de patriotisme renforcé par la guerre.

Les photographies prisent à l'époque montrent "l'image d'Epinal" d'une jeune fille australienne, jolie, sensible, attentive à la mode et sportive. Elle est une nageuse chevronnée et une cavalière émérite.
Sa poésie révèle une demoiselle très cultivée et à l'esprit vif, tandis que le style de ses romans, en opposition, montrent une jeune fille au caractère très romantique.
Jamais mariée, elle se fiance à deux occasions entre 1911 et 1914. Ses deux engagements successifs ne se concluront jamais par une noce. Elle quitte son premier fiancé à cause de ses tendances à la surprotéger, quant au second, la Première Guerre Mondiale étiolera leur relation au point de les séparer. Elle n'écrira jamais sur ses déceptions amoureuses.

Au fil des années
Son écriture, autrefois le résultat des passions et enthousiasmes de la jeunesse, devient avec les années des souvenirs de voyages où elle puise dans la beauté de la nature comme source d'inspiration.
Assumant la charge de ses parents vieillissant, elle écrit peu ou prou, surtout après le décès de son père en 1926. Sa mère décèdera quelques années plus tard en 1933.
Fréquemment en mauvaise santé, Dorothea passe une dizaine d'années dans une maison de retraite à Randwick. Juste avant sa mort, le 14 Janvier 1968 après une mauvaise chute à son domicile, elle est faite Officier de l'Ordre de l'Empire Britannique pour sa contribution à la littérature australienne.

En plus de ses quatre volumes de poèmes publiés entre 1911 et 1926, elle a écrit des romans; un qu'elle rédige seule Outlaw's luck (1913), et deux en collaboration avec Ruth Bedford Little bleu devil (1912) et Two's company (1914).

En 1984, le "Prix de la Poésie Dorothea Mackellar" est crée avec comme objectif de capturer l'imagination de tous les élèves australiens en leur inspirant une passion pour la poésie et l'amour de leur pays. C'est un projet national unique, qui permet de donner aux jeunes une voix et l'occasion de viser l'excellence dans la littérature.

Les cendres de Dorothea Mackellar reposent dans la tombe familiale du cimetière de Waverley, surplombant l'océan.

Vous pouvez lire l'intégralité du poème (en anglais) en cliquant ici

Agnès Chupin (www.lepetitjournal.com/sydney.html) Mercredi 6 juillet 2011


Le Petit Journal Sydney
Publié le 5 juillet 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
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