Édition internationale

MARGUERITE - La voix de l'amour

Écrit par Lepetitjournal Sydney
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 10 avril 2016

Marguerite sort bientôt sur les écrans australiens. Une occasion à ne pas manquer pour découvrir le film de Xavier Giannoli, librement inspiré de l'histoire de Florence Foster Jenkins qui a vécu aux États-Unis dans les années 40. Passionnée de chant, elle tenait des concerts privés pour ses amis. Sa richesse et sa sincérité faisaient que personne n'a jamais osé lui dire qu'elle chantait faux.

Le metteur en scène Xavier Giannoli transpose le personnage américain dans la France de l'entre-deux guerres. Le film raconte la passion désorante de cette femme pour la musique et sa relation avec son entourage mais surtout une véritable histoire d'amour, celle d'une femme prête à tout pour attirer le regard de son mari qu'elle adore et qui ne l'aime plus depuis longtemps.

Si le film prend parfois les allures d'un théâtre filmé, c'est pour mieux entraîner le spectateur dans une époque révolue, un étrange conte de fée distordu segmenté en 5 parties comme autant d'actes. Outre la grande Catherine Frot, César de la meilleure actrice, le film regorge d'acteurs peu connus du grand écran venant du théâtre, tous très à l'aise dans leurs personnages et livrant une galerie truculente de protagonistes plus invraisemblables, excessifs et passionnés les uns que les autres.

Entre le mari, André Marcon qui a honte de sa femme ridicule, le chanteur d'opéra qui sert de mentor à Marguerite, excellent Michel Fau, et le majordome Denis Mpunga, photographe à ses heures, sans compter les journalistes anarchistes et les artistes du Paris des années 20, on se retrouve en plein c?ur d'une comédie dramatique digne d'un opéra.

Quant à Catherine Frot, elle offre une prestation éblouissante; une interprétation sans faille et un présence lumineuse que cette Marguerite qui chante faux, si divinement faux, qui suscite d'abord l'hilarité puis la compassion devant sa solitude et sa foi. Elle chante faux, mais pense juste : on envie sa liberté.

Sortie en Australie le jeudi 21 avril 2016

Flore Gregorini (www.lepetitjournal.com/sydney) lundi 11 avril 2016

Le Petit Journal Sydney
Publié le 10 avril 2016, mis à jour le 10 avril 2016
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