MALCOLM ROBERTS - 4 citations pour décoder son discours polémique

Par Lepetitjournal Sydney | Publié le 14/09/2016 à 05:43 | Mis à jour le 14/09/2016 à 08:09

 

Photo de campagne One Nation

Mardi, le nouveau sénateur du parti d'extrême-droite One Nation tenait son premier discours depuis son élection dans le Queensland. Ses déclarations, souvent démesurées et teintées de scepticisme quant au réchauffement climatique, ont créé la polémique.

Les dernières élections ont permis au parti de prendre 4 sièges au Sénat. Dans son premier discours, Malcolm Roberts s'est montré reconnaissant envers « la grande Pauline Hanson », la fondatrice de One Nation : une « politicienne du peuple » selon ses dires qui est apparue gênée face à ces compliments. Le sénateur s'est surtout montré critique face aux Nations Unies.

Malcolm Roberts a commencé son discours en saluant le Brexit. Selon lui, l'Union européenne a un pouvoir trop important et interfère trop dans la souveraineté des Etats membres. Ce qui l'a mené à faire un parallèle avec l'Australie.

Le sénateur estime que l'ONU agit de la même façon avec l'Australie, menaçant « ses valeurs ainsi que son mode de vie ». La comparaison est surprenante puisque les institutions ne fonctionnent pas de la même manière, le degré d'intégration étant moindre au sein de l'ONU. L'élu a affirmé que le pays devait engager un « Aus-exit », autrement dit, sortir des Nations Unies. Il quitterait donc les 193 Etats membres de l'organisation. Une méfiance vis-à-vis de l'ONU qui s'explique par son désaccord sur le climat.

Malcolm Roberts a remis en question les études menées sur le changement climatique et les mesures de protection de l'environnement. Selon lui, les températures étaient plus élevées dans les années 1940. Il accuse la NASA d'avoir manipulé les relevés des Etats-Unis. En réalité, l'agence a corrigé en 2011 des écarts qui résultaient des différentes méthodes utilisées à l'époque. Avant et après cette correction, la tendance ne change pas : les températures augmentent bien.

Cette démonstration doit prouver que le changement climatique est une « arnaque ». Le sénateur est aussi le chef de Galileo Movement, un groupe climatosceptique qui veut que ces théories soient enseignées aux élèves. Titulaire d'un diplôme d'ingénieur de l'université du Queensland et d'un master de gestion de l'université de Chicago, l'homme s'autoproclame spécialiste de l'environnement. Malgré son absence de qualification scientifique sur ce sujet, il est convaincu que le réchauffement climatique n'est pas réel. Il sait en tous cas comment faire parler de lui.

Nicolas Fleury, lepetitjournal.com/sydney, mercredi 14 septembre 2016.

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