Édition internationale

EXCLUSIF - Disparition tragique d'un jeune Français

Écrit par Lepetitjournal Sydney
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 10 décembre 2012

Nafissa et Hocine Saad n'auront pas vu l'Australie comme la plupart d'entre nous. Pour eux le pays restera celui où ils sont venus chercher le corps de leur fils Mounir, le pays où s'est déroulé le drame inexpliqué de la fin de sa vie.

Nafissa et Hocine Saad - Photo lepetitjournal.com

Pourtant pour Mounir l'expérience commence bien.

Mounir est franco-algérien, il vit avec ses parents et sa soeur à Troyes. Technicien supérieur en énergie renouvelable, il décide avec un ami de collège de partir en Australie sous un visa VVT -Visa Vacances Travail- pour parfaire son anglais afin d'entrer à l'université et devenir ingénieur.

Il arrive le 18 janvier 2012 à Sydney et s'installe avec son ami dans un appartement. Débrouillard et sérieux, Mounir décroche vite un travail de sous chef dans un restaurant à Coogee Beach. Suite à des problèmes avec les serveuses du café qui se disputent les faveurs du jeune homme, il décide d'aller tenter sa chance à Melbourne. Dès son arrivée, il s'installe dans un Caravan Park de la Yarra Valley avec deux autres jeunes de Troyes dont l'un est un ami depuis cinq ans. Il retrouve vite un emploi dans un restaurant. Féru de sport, il s'inscrit même dans une salle de boxe pour s'entrainer. Mounir aime Melbourne : "Je me sens bien ici Maman", dit il à sa mère avec laquelle il est régulièrement en contact.

Une histoire mystérieuse

Quand la colocation tourne mal, Mounir est renvoyé du Caravan Park et part s'installer chez ses patrons. A partir de là, la vie de Mounir va basculer et être pour ses parents pleine de zones d'ombres.

Sa mère Nafissa Saad raconte: "Pour Mounir le sport c'est une légende, il ne peut vivre sans sport. C'est un gamin équilibré, très réservé comme son père, qui se mêle de rien. Il ne fumait pas, ne buvait pas. Il avait un objectif et il savait ce qu'il voulait. Il travaillait dur pour payer son loyer. Il était en contact avec sa soeur et prévoyait de nous faire la surprise de venir pour Noël et son anniversaire. Il avait acheté son billet et un chapeau australien pour son père. Je lui avais parlé sur Skype il y a peu de temps et après avoir raccroché, Hocine et moi, on s'est dit que quelque chose n'allait pas, il était aux aguets, il n'avait pas envie de nous parler, ni que l'on voit où il était. D'ailleurs il n'était pas chez lui. (Lire la suite sur notre édition de Melbourne)

 

Le Petit Journal Sydney
Publié le 27 novembre 2012, mis à jour le 10 décembre 2012
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