

Alors que le projet de mine géante à proximité de la Grande Barrière prend du retard suite au retrait de plusieurs partenaires (voir notre article de cette semaine), le gouvernement souhaite modifier la législation pour empêcher les organisations écologistes de “saboter” (selon ses propres termes) des projets de grande importance…non vous ne rêvez pas

Tony Abbott n'a pas du tout apprécié que le projet du groupe indien ADANI, la mine “Carmichael” soit stoppé par la justice australienne cette semaine. Il a demandé à son ministre de la justice George Brandis de déposer un projet d'amendement au parlement australien pour modifier la loi sur la conservation de la biodiversité et la protection de l'environnement, qui autorise aujourd'hui quiconque négativement impacté par un projet environnemental de le contester devant une cour de justice. Les amendements ont pour objectif de limiter les contestations aux seuls propriétaires des terres.
Le ministre de la justice explique que la règlementation actuelle est un “tapis rouge” déployé aux activistes politiques qui n'ont pas de “réelles” raisons autres que politiques de contester des projets qui apporteraient des milliers d'emplois au pays. Une thèse fortement contestée par les défenseurs de l'environnement pour qui plus il y a de remparts contre la destruction des sites, plus la sauvegarde la planète est assurée.
Cette annonce a évidemment soulevé un tollé dans l'opposition et chez les verts qui y voient une tentative de déni de démocratie. On pourrait y voir également la confirmation que Tony Abbot est décidément très loin des préoccupations environnementales comme sa politique le traduit depuis sont élection.
Flore Gregorini (lepetitjournal.com/sydney) mercredi 19 août 2015







