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CRITIQUE CINEMA - Le film de la semaine : A Trois On y Va

Écrit par Lepetitjournal Sydney
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 10 mars 2016

 

A l'occasion du French Film Festival, qui se déroule du 1er au 24 mars 2016, lepetitjournal.com Sydney passe en revue les films projetés. Aujourd'hui, nos impressions sur A Trois On y Va de Jerome Bonnell. 

Felix Moati (Micha), Anais Demoustier (Mélodie) et Sophie Verbeeck (Charlotte) tel est le casting du sixième du jeune et talentueux réalisateur Jerome Bonnell. C'est à travers ces trois personnages que l'on découvre l'envers et les méandres d'un triangle amoureux ; Micha et Charlotte étant en couple et se trompant tous deux avec la même personne : Mélodie leur meilleure amie. Le casting jeune et frais se ressent dans le film. 

Si au départ le film peut facilement faire penser à une comédie romantique banale et sans panache, il n'en est rien. Les personnages sont profonds et touchants et le spectateur suit leur tumultueuse histoire d'amour avec passion et empathie. Jerôme Bonnell se veut être un réalisateur expert en sentiment amoureux et il ne manque pas à sa réputation. Une immense intériorité sentimentale qui finit par s'exprimer et exploser, voila le cocktail gagnant du film. Tout film rest construit autour de deux questions  : qui finira en couple avec qui ?  Peut-on vraiment former un « trouple » (un couple à trois) ? Deux questions auxquelles le film répond avec humour et tendresse, de manière mesurée et réfléchie. 

C'est là toute la force du film et du réalisateur: poser des questions qui agitent nos sociétés actuellement avec humour et réflexion. Se dessinent en trame de fond une autre problématique peut-on être attiré amoureusement et sexuellement par plusieurs personnes de sexes différents et avec la même intensité ? Le réalisateur manie l'humour et parfois le burlesque avec brio et  l'assemble parfaitement avec des scènes plus dramatiques et plus sentimentales.  

A noter, la performance de Félix Moati, nommé pour ce rôle aux Césars dans la catégorie meilleur espoir masculin . Son interprétation de l'amoureux transi, puis en crise, un peu perdu dans ses sentiments est juste et impeccable. Toujours avec timidité, pudeur, parfois un peu de candeur et une certaine dose d'érotisme, il nous fait vivre et nous plonge dans son histoire et son personnage. 

La fin nous a cependant un brin déçu. Sans vous spolier le film, nous aurions aimé qu'il dure un peu plus longtemps et que la fin soit un peu moins précipitée. En effet, le twist final est un peu trop impromptu et le spectateur reste sur sa fin et un brin frustré. 

Il en ressort tout de même un beau film poétique auquel nous attribuons la très bonne note de 8.5/10. Un conseil : allez-y sans tarder. 

Voir la bande annonce 

Simon Arrestat, lepetitjournal.com/sydney, jeudi 10 mars

Le Petit Journal Sydney
Publié le 9 mars 2016, mis à jour le 10 mars 2016
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