Édition internationale

STREET FISHING – Quand la pêche devient urbaine

Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012


Pêcher à Paris, au lac des Buttes Chaumont ? Et pourquoi pas ! C'est l'idée du concept américain du "street fishing" qui se déroule dans n'importe quel plan d'eau et se structure petit à petit en France avec l'organisation d'un circuit national

Jérémy Seguin, tenant du titre de champion de France du "street fishing" (photo AFP)

L'image du pêcheur au beau milieu de l'eau, avec son accoutrement kaki, son bob sur la tête et son trépied qui l'attend au bord de l'eau appartient peut-être déjà au passé pour les adeptes du "street fishing" (1). Ils seraient ainsi 2.000 fans à travers l'Europe à préférer pêcher dans des grandes agglomérations qui abritent des lacs, des étangs, ou n'importe quelle étendue d'eau qui regorge de poissons. Les rivières derrière un hôtel, les sorties de vannes de moulin peuvent en effet faire l'affaire, comme on peut le voir dans le dernier film de Nicolas Dupuis, Sous les pavés, la rivière.

De plus en plus de mordus

Cette tendance s'est notamment développée à Paris mais également à Strasbourg ou Angoulême qui ont accueilli, fin mai, une étape du championnat de France de street fishing. Ces deux villes font en effet partie des 15 étapes de la compétition qui regroupe chaque fois une quarantaine d'amateurs, avec une moyenne d'âge de 25 ans, bien loin de l'image de "la pêche à papy". Sweat shirt, lunettes fumées, baskets et vélo pour aller de "spot en spot" : les jeunes se sont emparés de cette discipline aux côtés assez surnaturels, qui allie à la fois le calme de la pêche à la dynamique de la ville. Une bonne alternative pour ceux qui habitent loin des campagnes de retrouver la nature en ville.

Dépoussiérer l'image de la pêche
En France, c'est à l'Association française de compétition de pêche aux leurres que l'on doit ce regain d'intérêt de la jeune génération pour la pêche et l'écologie. Créée en 2005, c'est elle qui a instauré le championnat national, s'inspirant de ce qui se pratique depuis les années 80 aux Etats-Unis, mais également au Japon.

Les adeptes de ce "phénomène underground" se postent sur les rives, en haut d'un pont, équipés avec une canne à pêche en carbone, plus légère et plus courte que d'habitude ; et des leurres, des appâts artificiels en forme de poisson mais complètement bénins, puisque les prises sont photographiées avant d'être relâchées, selon le concept "no kill" cher aux "street fisher". En compétition, celui ayant cumulé la plus grande taille avec les poissons attrapés remporte le championnat.

À Paris, une dizaine de sites ont été recensés pour s'exercer à cette pêche urbaine, comme l'étang de Boulogne, la plage Bleue de Valenton, le lac des Buttes Chaumont,? L'occasion de démontrer que l'eau douce, même en ville, reste un milieu très riche en biodiversité. Sur leurs blogs, les jeunes, tous détenteurs d'une carte de pêche, témoignent de prises assez enviables avec des perches, des brochets et des black-bass (notamment dans l'Eure à Chartres). 
Marie Varnieu (www.lepetitjournal.com) vendredi 27 mai 2011

(1) L'expression est devenue une marque déposée par une association.

logofbinter
Publié le 16 août 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
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