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PEOPLE - Mickey Rourke, la revanche d'un blond

Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 novembre 2012
Banni pendant des années par Hollywood, Mickey Rourke revient au cinéma avec The Wrestler qui lui a valu un Golden Globe et une nomination aux Oscars. Itinéraire d'une star pas vraiment gâtée

Un homme neuf (photo AFP)
La gueule cassée et plastifiée, les traits tirés, cheveux longs et barbe de trois jours, Mickey Rourke 2009 n'a plus rien à voir avec le sexy Rourke de Neuf semaines et demi avec Kim Basinger. Non, il est beaucoup mieux ! Apaisé, l'ancien étudiant de l'Actor Studio revient sur le devant du ring du cinéma après avoir encaissé un nombre incalculables de coups. Le revoilà en haut de l'affiche de The Wrestler pour un nouveau combat. Le réalisateur Darren Aronofsky (Requiem for a dream, The Fountain) l'a sorti du trou en lui proposant d'incarner Randy, un pathétique catcheur qui tente un ultime match. Toute similitude avec des faits réels?
Le film est un véritable succès mondial, les couvertures de magazines et les plateaux télé s'enchaînent, les spectateurs se pressent pour voir ce que Rourke a encore dans le ventre. Les professionnels lui ont d'ailleurs décerné un Golden Globe avant de le nommer pour les Oscars dans la catégorie de meilleur acteur.
La statuette est finalement revenue à Sean Penn pour son interprétation d' Harvey Milk qui a eu un mot sympa pour son copain. Une rédemption après des années de galère.

Il promet de s'occuper de lui
Dans les années 80, le public découvre le bad boy Mickey Rourke, un joli minois (et physique?) dans Rusty James de Coppola ou Diner de Barry Levinson. Les critiques lui prédisent déjà monts et merveilles mais le beau gosse se noie dans les méandres de la célébrité. Alcool, drogue, boxe, le catholique pratiquant perd peu à peu pied, sa femme, ses amis, son argent, son travail. Comme on le dit ingérable sur les plateaux, les bons scenarii se raréfient. Il se réfugie dans la boxe, 15 ans de pratique derrière lui, sa passion depuis toujours, mais qui ne lui réussit pas mieux -deux traumatismes crâniens, la langue sectionnée...
Mais Rourke a de la ressource. Dans une interview sans concession au magazine Les Inrocks, il avoue : "Quand je suis arrivé au fond du fond, je me suis dit : « Maintenant c'est simple. Soit je me mets un revolver dans la bouche et j'appuie sur la gâchette soit je change». J'ai choisi de changer."
Le décès de son frère il y a trois ans l'a aussi bouleversé : Mickey lui a promis d'arrêter cette autodestruction qui le ronge. Une psychanalyse entamée il y a 14 ans et l'amour de ses chihuahuas lui redonne du peps. Et sa chance. On l'aperçoit dans Iron Man 2 avant d'exploser dans Sin City en 2005 (il aurait déjà signé pour le 2?) et d'atterrir enfin sur le ring de Wrestler.
S'il avoue avoir eu peur de faire ce film, "parce qu'il y a beaucoup de choses de ma vie"comme il le livre aux Inrocks, Mickey is back. Même sans le soutien de son fidèle chien, décédé peu avant les Oscars?
Marie Varnieu. (www.lepetitjournal.com) mercredi 1er avril 2009

logofbinter
Publié le 1 avril 2009, mis à jour le 13 novembre 2012
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