

A l´occasion des "Rendez-vous avec le cinéma français" le réalisateur Jean-Paul Salomé, Président d´UniFrance Films, était en déplacement à Madrid. C'est Unifrance, organisme responsable de la promotion du cinéma français dans le monde, qui organisait la manifestation. Les journées de cinéma français dans la capitale espagnole ont connu un énorme succès, confirmant à nouveau la bonne santé de la cinématographie française en Espagne et dans le reste du monde.
Deuxième exportateur mondial de films après les Etats-Unis, le cinéma français totalise déjà plus de 3,5 millions d´entrées en 2014 en Espagne, grâce fondamentalement à 3 films : "Lucy", "La Belle et la Bête" et "Les garçons et Guillaume, à table !". 53 films français sont sortis dans le pays depuis le début de l´année, jusqu´à octobre, plus déjà que sur toute l'année 2013. Bref, des chiffres à couper le souffle, qui expliquent largement l´importance du cinéma français dans le marché espagnol et dans le reste du monde. Jean-Paul Salomé nous explique les clés de ce succès.
Jean-Paul Salomé - Oui, ce fut la belle année, partout. Elle fut miraculeuse. Pour la première fois de l´histoire du cinéma français, on a fait plus d´entrées à l´extérieur du pays, qu´en France même. 2007 fut une mauvaise année, 2012 une année extraordinaire : 2014 se situera entre les deux. Ça remonte à l´international et aussi en Espagne. Cette année va être nettement au-dessus de la moyenne des dix dernières années, du fait de plusieurs effets. Notamment du fait de "Lucy", de Luc Besson (film de production française et considéré, donc, comme un film français). Mais aussi du film "Qu'est-ce qu´on a fait au bon Dieu", de Philippe de Chauveron, qui est déjà un carton en France et qui, à l´international, commence à avoir un succès énorme. En Allemagne par exemple, le film est à la tête du box-office. D'autres pays vont le sortir, comme l´Espagne. Ça peut vraiment performer. Pour l´instant, grâce à ces deux films là et à quelques autres, comme "La Belle et la Bête", le cinéma français a vraiment bien marché en Allemagne, en Italie… Déjà, on a dépassé les chiffres de l´année dernière… Et encore, "Lucy" n´est pas sorti partout : il va encore sortir en Chine, par exemple. Si ça marche, ça va être énorme et ça nous permettra d´être très haut dans les chiffres.
En France, on a la chance de produire 250 films par an et surtout, que ce soient des films qui voyagent. On a une vraie conscience qu´il faut continuer à faire ce genre de films et c´est là-dessus qu´on peut se développer, parce que le marché français est formidable mais limité. L´international est fondamental pour le cinéma français. Le marché le plus important pour la France ce sont les Etats-Unis, l´Allemagne est très forte, la Chine aussi... Encore une fois, si "Lucy" cartonne en Chine, je pense que ça va être le premier marché pour la France.
Quels sont les films français qui ont le plus de succès à l´étranger ?
Il y a un certain type de comédie qui réussit à passer les frontières. Ce ne sont pas des comédies destinées uniquement au public français, local. On a la chance d´avoir des films qui commencent à s´exporter tout en étant des comédies populaires. Après, on a notre cinéma d´auteur qui continue aussi à s´exporter. Mais là où je pense qu´on a une marge de développement, c´est en continuant à faire du cinéma populaire qui puisse, en même temps, aller au-delà de nos frontières... Lire la suite sur notre édition de Madrid

