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CIAO ITALIA ! - Un siècle d’immigration et de culture italiennes en France

Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 25 juillet 2017

 

Tradition, culture mais aussi xénophobie et violence ont marqué l'immigration italienne en France, la plus importante de l'histoire française. Alors que jusqu'au 10 septembre, l'exposition « Ciao Italia ! » retrace ce siècle d'histoire franco-italienne au musée de l'Immigration à Paris, retour sur une période qui a permis d'imprégner la culture française.


Pendant un siècle, de 1860 à 1960, l'immigration italienne en France a été telle que les italiens représentaient la première nationalité étrangère dans l'Hexagone.
Ils ont fui la misère économique, des structures agricoles archaïques, un pays encore faiblement industrialisé. Mais aussi le fascisme de Mussolini. En 1931, 800.000 italiens sont recensés dans l'Hexagone, soit 7 % de la population française.

« Alors que la France souffrait d'une crise démographique, ils sont venus profiter des emplois créés par la croissance économique de l'Hexagone, notamment dans le bâtiment et les travaux publics. Quant aux femmes, elles étaient particulièrement recherchées par la bourgeoisie française pour occuper le rôle de nourrice », nous explique Stéphane Mourlane, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université d'Aix-Marseille et membre du commissariat général de l'exposition.

Ils ont traversé les Alpes et la Méditerranée pour s'installer en masse dans le Sud-Est d'abord. Ils représentent 1/5ème de la population à Marseille avant la Première Guerre Mondiale. Plus tard, ils débarquent en Rhône-Alpes, en Lorraine, dans le Nord et le Sud-Ouest. A Paris, c'est le quartier de la rue du Faubourg-Saint-Antoine qui a eu leur faveur, l'un des quartiers les plus italiens de la capitale encore aujourd'hui.

Entre stéréotypes et xénophobie
Si leur immigration est aujourd'hui célébrée, elle ne se fit pas sans heurts. « Ils faisaient l'objet de préjugés dévalorisants, ils étaient considérés comme des voleurs, sales et criminels, des manieurs de couteaux », rappelle Stéphane Moulane.  Au point de faire l'objet d'une violence xénophobe, comme le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes en 1893, faisant huit morts et cinquante blessés. >> Lire la suite sur notre édition de Milan 

logofbinter
Publié le 26 juillet 2017, mis à jour le 25 juillet 2017
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