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La ville de Barahona revendique l'appellation contrôlée de son café

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 30/10/2017 à 11:40 | Mis à jour le 30/10/2017 à 12:11
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Comme tous les dominicains le savent, le café a été cultivé en Haïti, depuis la colonisation française. Il a été introduit ensuite par les Haïtiens a « Loma de Panzo » dans la province de Neyba d’où le café était transporté à la péninsule de Barahona à dos de mulet par les immigrés français d'origine Corse, Pablo Cavallo, Sebastián Guiliani et les Dominicci, d'où l'origine de la dénomination « Barahona ». Le premier café dominicain exporté l’était sous le label « Café Barahona » et sa dénomination d'origine remonte à de nombreuses années, en Europe, où il est très demandé pour ses caractéristiques.

 

« Le Café Barahona »

Le Café, ce nectar noir pour des dieux blancs, boisson aromatique par excellence dont on dit tellement de choses que l'on ne cessera jamais d'en apprendre.

Le Café Barahona, comme son nom l'indique, est strictement limité à la péninsule de Barahona , située à l’extrême sud de l'île d’Hispaniola. Elle fait partie de l’un des cinq plaques tectoniques qui forment notre île. Grace à sa formation géologique, qui ne se répète pas partout ailleurs sur l’île, et à son positionnement sur la côte et par son altitude, elle subit l'influence des brises de mer qui la caresse. Elle possède donc une écologie unique avec ses modèles climatiques uniques et ses précipitations qui lui donnent le privilège de produire « spontanément » un café ayant des caractéristiques organo-leptiques uniques qui la placent dans une classification unique sur le marché mondial du café, donnant ainsi naissance à la dénomination "BARAHONA". C’est grâce à ces caractéristiques que Don Luis Delmonte obtint d'excellents prix pour la qualité de son «Café Barahona » étiqueté « Mon propre effort ». Il inventa ainsi sa propre monnaie, à l’époque, qu’il utilisait comme moyen de paiement.

 

La bonne réputation et les caractéristiques très recherchées de notre café ont provoqué une grande demande depuis la nuit des temps. Ainsi différents pays se sont engagés et continue à s’engager dans le plagiat du nom, afin d’obtenir un meilleur prix sur le marché international, ce qui est pénalisé par les lois du Commerce.

Je donne ici mon propre témoignage : il y a trois ans j'ai été contacté par le représentant pour l'Amérique latine de l'entreprise intermédiaire sur le marché du café MITSUBISHI qui m'a invité à dîner à l'hôtel «Casa Bonita». Je m’y suis rendu accompagné de mon frère William Cury, témoin de l'entrevue. Après avoir exprimé son désir d’acheter le « Café Barahona », nous sommes entrés dans le sujet des prix, quand je lui ai exprimé à quel prix j'avais l'habitude de vendre mon « Café Polo AAA » qui l’a d’ailleurs émerveillé après avoir essayer un échantillon, il me fit savoir que mon prix était très élevé par rapport au café « Barahona » qu'il achetait du Costa Rica, pays de renommée mondiale pour son café. Quel besoin a donc un pays qui produit son café de renommé d’utiliser un autre nom pour son produit ? Ne serait-ce pas parce que sous le nom de « Barahona » il obtient un meilleur prix? Ce n'est pas le premier, ni se ne sera pas le dernier. Nous connaissons plusieurs compagnies dans plusieurs pays d'Amérique centrale qui désignent leur café du nom « Barahona ». C'est comme pour une voiture « Mercedes Benz », il n'y a plus rien à dire.

 

Comme tous les dominicains le savent, le café a été cultivé en Haïti, depuis la colonisation française. Il a été introduit ensuite par les Haïtiens a « Loma de Panzo » dans la province de Neyba d’où le café était transporté à la péninsule de Barahona à dos de mulet par les immigrés français d'origine Corse, Pablo Cavallo, Sebastián Guiliani et les Dominicci, d'où l'origine de la dénomination « Barahona ». Le premier café dominicain exporté l’était sous le label « Café Barahona » et sa dénomination d'origine remonte à de nombreuses années, en Europe, où il est très demandé pour ses caractéristiques.

Alors, comment se fait-il que CODOCAFE prétend que le « Café Valdesia » est le premier et le seul café dominicain à avoir atteint l'appellation d'origine, lorsque le « Café Barahona » possède son appellation d’origine bien avant que « Café Valdesia » et CODOCAFE n’existent? N'est-ce pas un manque de considération et de respect pour une région et son produit phare qui ont gagné une place unique sur le marché mondial du café?

Devons-nous donc attendre que les néo-qualificateurs nous requalifient à nouveau?

 

Mais, même sans une nouveau dénomination, le « Café Barahona » continuera à être le meilleur et continuera à être honorée comme toujours à cette place d’honneur bien méritée depuis sa création, non pas par une préparation et un processus artificiels, mais par son origine, cultivé dans des conditions uniques edafoclimatologiques et géodésiques qui n’existent que dans la « péninsule de Barahona » toujours inégalée.

« Gloire au Café Barahona, Grande fierté dominicaine ».

 

Écrit par Camilo Cury.

 

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