Samedi 22 septembre 2018
République Dominicaine
République Dominicaine
  Ne manquez plus les
dernières nouvelles
S'abonner

LYCÉE FRANCAIS DE SAINT-DOMINGUE - Rencontre avec le proviseur Marc Cabalé

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 17/09/2015 à 22:00 | Mis à jour le 18/09/2015 à 04:04

 

Marc Cabalé entame sa 5ème et dernière année en tant que proviseur du Lycée Français de Saint-Domingue. Pour Lepetitjournal.com, il revient sur les chantiers qui l'attendent cette année et les nouveautés du lycée.

Lepetitjournal.com /République dominicaine : Combien d'élèves sont scolarisés au Lycée Français ?
Marc Cabalé : 646 élèves ont fait leur rentrée cette année, répartis dans 29 classes, de la maternelle à la terminale. Plus de vingt nationalités différentes sont représentées, les français étant majoritaires avec 51% des élèves dont un tiers de franco-dominicains.

De plus en plus de familles dominicaines souhaitent inscrire leurs enfants au Lycée Français. Comment répondez-vous à cette demande ?
En effet, le Lycée Français est de plus en plus demandé ce qui nous oblige à refuser de plus en plus de monde car nous prenons un maximum de 27 à 28 élèves par classe. Cette année, nous avons dû rejeter la moitié des 150 demandes d'inscription reçues en primaire. Nous avions déjà identifié un problème d'espace au sein de l'établissement et nous avons par conséquent décidé avec le conseil de gestion du lycée de lancer un projet d'agrandissement qui sera notamment financé grâce à l'augmentation du nombre d'élèves.

En quoi va consister l'agrandissement et quelles sont les échéances ?
Nous avons fait venir un spécialiste qui a proposé plusieurs scénarios. Nous les avons soumis aux parents en assemblé générale au mois de juin. Ces derniers ont souhaité continuer à ouvrir les portes et ont demandé à réfléchir à la délocalisation de la maternelle. Depuis, nous sommes à la recherche d'un terrain, notre objectif étant d'ouvrir la nouvelle maternelle à l'horizon de la rentrée 2017. Grâce à cette délocalisation, nous pourrons augmenter la capacité d'accueil de l'établissement et passer de 2 à 3 classes par niveau.
Nous souhaitons également construire dans l'enceinte du lycée un bâtiment scientifique qui devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2018. D'autres projets sont encore à l'étude.

Puisque nous parlons du bâtiment, quelle serait sa résistance actuelle face à un séisme ?
Nous avons demandé et obtenu de la France une subvention pour faire une étude sur la sécurité et les risques. Celle-ci a été réalisée cet été et nous aurons les résultats dans un mois que nous communiquerons alors à la communauté. Nous avions préalablement mené une étude des sols avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), grâce à l'aide de l'Ambassade de France, qui concluait que, fort heureusement, l'établissement repose sur un sol solide et qu'en cas de séisme l'onde se transmettrait sans entraîner de grande déformation.

Quid de la préparation du personnel et des élèves face à ce genre de situation ?
Nous avons mis en place depuis 2011 le plan de première mise en sécurité afin que tout le monde sache ce qu'il y a faire en cas de crise. Nous avons également acheté beaucoup de matériel grâce aux subventions de l'AEFE (l'agence pour l'enseignement français à l'étranger) tels que des talkie-walkies, du matériel médical, des civières, des couvertures de survie ou des radios. Nous réalisons, par ailleurs, au moins 3 exercices par an de mise en situation avec les élèves et organisons des formations aux premiers secours pour les professeurs.

D'un point de vue pédagogique, maintenant, quelles sont les priorités du Lycée Français ?

Les trois axes prioritaires de notre projet d'établissement, initié il y a 3 ans, sont : la réussite de tous les élèves, le rayonnement du lycée dans le pays, et l'enseignement des langues vivantes. C'est par exemple dans ce contexte que nous avons mis en place les plans d'accueils individualisés et les fiches de suivi. Nous avons beaucoup travaillé et avancé sur les 2 premiers axes de notre projet, c'est pourquoi cette année, nous souhaitons le faire évoluer pour l'orienter davantage vers le développement durable, l'associatif et la prévention des conduites à risque.

Comment s'intègrent les activités extra-scolaires dans ce projet ?

Selon moi, la réussite ne se limite pas uniquement à la salle de classe, elle englobe l'ensemble des apprentissages et j'accorde beaucoup d'importance aux activités pédagogiques et périscolaires. Nous sommes passés  d'une dizaine d'activités périscolaires en 2011 à une trentaine aujourd'hui.
A titre d'exemple, le Club « robotique, défi scientifique » permet de changer le regard des enfants sur les mathématiques et les sciences en leur faisant prendre conscience de leur utilité concrète dans la résolution de tâches. L'année dernière, des élèves de terminale ont été primés dans des concours nationaux français grâce à leurs projets développés au Lycée. Le Club ONU est également très formateur. Le principe est de débattre en représentant un pays ou une ONG, et de trouver la solution à certaines crises. Cela permet aux élèves de s'intéresser à l'actualité, de développer leur esprit critique et de s'entraîner au débat. Cette année, les élèves de 6ème ont un projet conjoint avec la Martinique dans le cadre de la Conférence sur le Climat, la COP21. Un projet en phase avec l'une de nos priorités : le développement durable.  

Et après ? Que deviennent les élèves du Lycée Français à l'issue de leur scolarité ?

Cette année, le lycée a comptabilisé 95% de réussite au bac dont 64% de mentions. Par la suite, nos bacheliers ont des parcours très variés : 45% des élèves partent en France, et les autres se partagent entre l'Amérique du Nord et la République dominicaine. Nous sommes heureux de constater que la majorité d'entre eux parviennent à intégrer les écoles ou universités qu'ils ont demandé, que ce soit en France, à McGill au Canada ou dans les grandes universités américaines.

Propos recueillis par Gaëlle Le Gall Nicolas (www.lepetitjournal.com/republique-dominicaine), mardi 15 septembre 2015. Pour nous suivre, aimez notre page Facebook et inscrivez-vous à la newsletter, c'est gratuit !


0 Commentaire (s)Réagir

Vivre en République Dominicaine

Buenos Aires Appercu
SOCIÉTÉ

L’épineuse problématique de l’IVG en Amérique latine

En Amérique latine, la légalisation de l'avortement demeure une position marginale. L’avortement clandestin, souvent le seul choix, est responsable d’au moins 10% des décès maternels.

Sur le même sujet