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RD-MIGRATION: Danilo Medina repond à Amnistie International: Il n’y a pas de cas d’apatridie en Republique Dominicaine

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 23/09/2016 à 16:47 | Mis à jour le 23/09/2016 à 22:49

Le président dominicain Danilo Medina et le président provisoire haïtien Jocelerme Privert

 

SANTO DOMINGO, République Dominicaine  -Le président Danilo Medina a déclaré qu' en République Dominicaine, il n'y pas de personnes apatrides.

C'est ainsi que le chef d'état dominicain a répondu aux questions des journalistes sur les dénonciations d'Amnistie Internationale quant' à l'existence de milliers d'apatrides dans son pays.

Medina, qui revenait de la cession de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a répondu ne pas savoir sur quoi se basait Amnistie Internationale pour parler d'apatridie en République dominicaine.

« Je ne sais pas sur quoi ils se basent pour dire cela, je ne sais par sur quels arguments ils appuient ceci. Je ne sais pas! Je ne sais pas ! Ils leur manquent des informations » déclara le président.

A la fin du troisième anniversaire de la Sentence 168-13 du Tribunal Constitutionnel, qui a déclaré comme étrangers tous les descendants d'immigrants en transit ou non-documentés,  depuis 1929 jusqu'à la date de la sentence, Amnistíe International et d'autres organisations  réclament au Gouvernement dominicain une réponse aux cas de personnes qui se trouvent dans une situation non-définie quant à leur nationalité dominicaine.

Amnistie International présente une pétition de 50.000 signatures,  au  Gouvernement dominicain, en faveur des apatrides.

  

Santo Domingo (EFE).- Amnistie International (AI) et les représentants de la société civil ont remis au gouvernement dominicain une pétition de plus de 50,000 signatures récoltées de 134 pays, pour que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour faire face à la crise que confrontent des personnes en état d'apatridie.  

Amnistie Internationale (AI) a demandé au Gouvernement dominicain de se pencher d'urgence sur la situation de millier d'apatrides, spécialement de descendance haïtiennes.

« Cette situation nécessite une solution urgente, immédiate, participative et basée sur les plus hauts standards des droits humains » a déclaré le journaliste Robin Guitard, chargé des campagnes de Amnistie Internationale pour la République dominicaine, a l'issue de sa visite au Palais Présidentiel.

 

Le représentant reconnait que le gouvernement a commencé à entreprendre des actions pour résoudre le problème, mais des milliers de personnes continuent à être affecter.

« On ne peut pas dépouiller quelqu'un de sa nationalité » continue t-il et « c'est ce qui motive ma visite au Palais Présidentiel pour renouveler aux autorités nos préoccupations.

Cette réunion s'est fait dans la semaine qui marque le troisième anniversaire de la sentence du Tribunal Constitutionnel qui a enlevé la nationalité dominicaine à des milliers de citoyens dont les ancêtres sont venus d'Haïti, d'après AI.

 

En septembre 2013 le Tribunal Constitutionnel dominicain déclara que les enfants nés de parents étrangers non-documentés et dans le pays depuis 1929 n'ont aucun droit à la nationalité dominicaine.

 

Le nouveau mandat du président Medina, présente une opportunité unique pour le gouvernement de réparer certains des maux causes par cette sentence en vigueur depuis trois ans.

Cette sentence a créé des « citoyens fantômes » limitant sévèrement leurs possibilités de fréquenter l'école, de trouver un travail stable et de voyager librement dans le pays, a affirmé cette organisation.

 

Cependant, même si le plan de régulation a expiré depuis le 18 juin 2015, les autorités dominicaines ont déclaré qu'elles n'expulseront personnes qui puissent prouver être nées dans le pays.  

Amnistie Internationale rappelle qu'il ya environ un mois le champion de taekwondo Luisito Piè, un dominicain d'origine haïtienne, a gagné l'unique médaille pour la République dominicaine aux jeux olympiques de Rio 2016.

 

http://www.lepetitjournal.com/republique-dominicaine/societe/255594-luis-pie-les-jeux-olympiques-et-le-sport-a-la-portee-des-masses-populaires

 

Mais on refuse à beaucoup d'autres athlètes de s'unir à l'équipe nationale, parmi eux le boxeur Adonis Peguero, leur refusant la nationalité dominicaine, malgré les mesures prises en 2014 pour palier à la crise de droits humains provoquée par la sentence de 2013.

 

http://lepetitjournal.com/haiti/societe/237321-adonis-peguero-louis-une-carriere-brisee-par-les-lois-migratoires

 

Quoiqu'Adonis puisse tant donner à son pays, comme l'a fait Luisito, le labyrinthe juridique créé par les autorités dominicaines l'empêche d'y participer pleinement à sa vie sociale et sa vie à lui reste dans un état de crise permanent. Cette injustice devrait prendre fin précise l'organisation.

 

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