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IRMA : La République dominicaine et la République d’Haïti se préparent à la menace d'un puissant ouragan

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 06/09/2017 à 22:55 | Mis à jour le 08/09/2017 à 10:05

 

Saint-Domingue / Port-au-Prince, 6 septembre (EFE).- La République dominicaine et Haïti, qui partagent l'île d'Hispaniola, ont intensifié leurs préparatifs aujourd'hui face à la menace de l'ouragan Irma, le plus fort enregistré dans l'Atlantique, qui sera sur la côte nord du territoire dominicain dans la matinée du jeudi.

En République dominicaine, 17 provinces, dont Santo Domingo, la capitale, sont en alerte rouge (maximum), 12 sur alerte jaune (intermédiaire) et trois sur vert (minimum), alors qu'en Haïti l'alerte rouge a été déclarée sur tout son territoire, le pays n'ayant pas encore récupéré des effets dévastateurs de l'ouragan Matthew de l'année dernière.

Le gouvernement dominicain, qui a déclaré une session permanente depuis lundi, a adopté plusieurs plans d'urgence dans le sillage d'Irma et a rappelé que c'est l'ouragan le plus puissant qui menace le pays depuis le cyclone David en août 1979.

Au cours des dernières heures, les dominicains achètent de la nourriture, de l'eau, du carburant, des lampes de poche et des batteries, de sorte que les supermarchés et les magasins ne connaissent ce afflux de clients qu'en période de Noël.

Les écoles ont été fermées dans les zones d'alerte rouge, et plusieurs institutions publiques et privées ont fermé leurs bureaux dans tout le pays et beaucoup n'ouvriront pas non plus demain. L'Association des banques commerciales a annoncé que toutes les banques seront fermées demain jeudi.

L'une des préoccupations est que les zones vulnérables déclarées en alerte rouge regorgent de maisons situées à côté de rivières, de ruisseaux ou de canyons et beaucoup sont construites en bois et recouvertes de feuilles de zinc.

Lors d'une conférence de presse, le directeur du Centre des opérations d'urgence (COE), le général Juan Manuel Méndez, a signalé l'évacuation obligatoire de ces zones et a expliqué que des autobus ont été envoyés pour évacuer les personnes à risque dans les provinces de Santo Domingo, San Pedro de Macorís, San Cristóbal, Valverde, Duarte et Monte Plata.

Les autorités de secours dominicaines disent avoir 3 261 refuges équipés, avec une capacité totale de 900 000 personnes.

Aujourd'hui, pour des raisons de sécurité, les autorités ont commencé à transférer les prisonniers de la prison de Rafey (nord) à la prison de La Vega, dans la même région.

Dans les complexes hôteliers de Punta Cana, de Puerto Plata, de Samaná et de Santo Domingo, des protocoles de sécurité et de prévention ont été activés.

Certaines compagnies aériennes ont reprogrammé leurs vols en République dominicaine, dont le tourisme est la principale source de revenus, tandis que d'autre ont annulé environ 50 vols vers et depuis plusieurs aéroports internationaux du pays.

Le ministère de la Défense a annoncé que ses unités de secours et d'aide humanitaire sont prêtes à faire face à toute situation  provoquée par le phénomène, alors que la Police nationale a annoncé aujourd'hui même qu'elle a mis toutes ses troupes en alerte.

Pendant ce temps, sur la république voisine, Haïti, où aujourd'hui l'alerte rouge a été déclarée et les classes ont été suspendues dans toutes les écoles, le président Jovenel Moise a visité le quartier général de la Protection civile pour superviser personnellement les préparatifs pour l'arrivée du cyclone.

Le chef de l'Etat a déclaré que le gouvernement s'est mobilisé pleinement pour affronter ce phénomène et qu'il était prêt à faire face à toute éventualité.

Le ministre de l'Intérieur haïtien, Max St-Albin, a reconnu qu'Irma représente une menace pour l'ensemble de la nation. Des ressources économiques ont été mises à la disposition des mairies afin de répondre aux éventuelles urgences.

Malgré le danger potentiel d'Irma, de nombreuses personnes sont dans les rues et ne sont pas au courant de la situation, alors que d'autres se plaignent du manque de mesures prises par le gouvernement. Certains ont déclaré a EFE que même si Port-au-Prince n'est pas sur le chemin de l'ouragan, elle est vulnérable car toute pluie prolongée peut causer de gros  dégâts.

Des centaines de familles sont encore dans les camps de fortune à cause de l'ouragan Matthew, qui a laissé au moins 573 morts, tandis que plus de 40 000 personnes sont toujours sans abris après le terrible tremblement de terre qui a détruit une partie d'Haïti en 2010 et a laissé environ 300,000 morts.

Vue du Cap Haitien

Selon la Protection Civile, les départements du Nord, du Nord-Est, du Nord-Ouest, de l'Artibonite et du Centre sont sous la menace d'Irma, qui laissera des pluies abondantes au Cap Haïtien (nord), la deuxième ville du pays. EFE

Mercredi 6 septembre 2017

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La rédaction www.lepetitjournal.com/republique-dominicaine

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