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CINEMA DOMINICAIN AU SEPTIEME CIEL - Grâce à Yvette Marichal, « film commissioner » de la DGCINE

Par Lepetitjournal République Dominicaine | Publié le 24/07/2016 à 01:34 | Mis à jour le 25/07/2016 à 15:54

Les comédies de Archie López et Salcedo en tète des ventes du cinéma en République Dominicaine.

 

Photo: Archie López, Chedy García et Daniel Sarco. Archie López est le réalisateur de films dominicains ayant eu le plus de succès avec ses comédies.

La Direction Générale du Cinéma Dominicain (DGCINE) a exposé aux ministres de la Culture et du Tourisme de l'Uruguay, l'expérience dominicaine avec les lois régissant le cinéma du pays et révèle le "top" des films qui ont généré les plus grosses recettes sur le marché dominicain.

PUNTA DEL ESTE-URUGUAY –Yvette Marichal, directrice de la Direction Générale du Cinéma Dominicain (DGCINE) a présenté aux ministres de la Culture et du Tourisme de l'Uruguay, les résultats de cinq années de mise en œuvre d'une Loi dominicaine sur le cinéma. Elle a révélé la liste des films qui ont eu le plus grand impact au box-office au cours de l'année 2015, d'où émergent à nouveau les comédies d'Archie Lopez et de Roberto Salcedo qui ont été les préférés.

Yvette Marichal, expliquant aux ministres uruguayens Dr Maria Julia Muñoz et Liliam Kechichián ainsi qu'aux dirigeants des entités de gestion des Droits des Producteurs Audio Visuels et la Fédération Américaine des Producteurs Cinématographiques et Audiovisuels, a déclaré que l'expérience dominicaine peut servir d'exemple pour le développement et la promotion de l'industrie audiovisuelle dans d'autres pays.

  

Yvette Marichal, film commissioner ,DGCINE

 

En donnant les détails sur les films, soutenus par la législation 108-10, et qui ont vendus le plus de billets d'entrée dans les salles de spectacles, elle a expliqué que les quatre films de la série dirigé par Archie Lopez, (Tuberculo Gourmet), ont eu 536,359 entrées dans les salles et ont produit 90 millions 690 mille pesos, (US$ 1.00 = RD$ 46.00).

 

Liste des films par ordre d'entrées et de recettes :

 

“Puetopa mí” – comédie et drame social- (Iván Herrera), avec 242.907 entrées et 43,4 millions de pesos de recettes.

“Los paracaidistas” (A. López), avec 221.603  billets vendus et 30,1 millions de pesos de recettes.

“Detective Willy”   (José María Cabral) 70.975 entrées et 13 millions pesos de recettes.

“El lugar seis lo ocupa Oro y Polvo” (Félix Limardo)   49.410 entrées et 9,2 millions de pesos de recettes.

“La Gunguna”  47.733 entrées et 9,9 millions de pesos de recettes.

“Ladrones” (Joe Menéndez/Alfonso Rodríguez) 16.317 entrées  et 3 millions de pesos de recettes.

Et finalement, “Morir Soñando” 16.000 entrées et 3,1 millions de pesos de recettes.

 

Complètent le top des 19 films projetés dans les salles en 2015 et qui ont vendus moins de 11.000 billets d'entrée et ont récolté moins d'un million 600 mil pesos, les suivants:

“ Dinero Fácil”, “Los fabulosos más mejores”, “El color de la noche”, “Una Breve historia de amor”, “Algún Lugar”, et “Bestia de Cardo”.

Il est à signaler la contradiction esthétique de ceux qui ont n'ont pas soutenu trois documentaires d'une qualité exceptionnelle et qui ont été primes à différents festivals et qui ont été produits selon des normes qui les rendent présentables quel que soit le pays, ce sont :  “Republica del Colo” (Héctor Manuel Váldez), “Tú y yo” (Oriol Estrada, Natalia Cabral), “Blanco” (Melvin Durán).

 

Yvette Marichal et  Luis Arambilet furent choisis comme modèles

 

Les résultats de la Loi National du Cinéma, incluant aussi une présentation de luis Arambilet, président de Egeda Dominicana, qui furent introduits aux ministres uruguayennes et aux délégués de l'Industrie Ibéro américaine, ont été  très apprécié lors de la troisième  remise des Prix Platines de Punta Del Este. 

Yvette Marichal y Luis Arambilet, ainsi que les délégués de Colombie, qui ont aussi présenté leur expérience avec leur Loi Nationale du Cinéma, réçurent des éloges et furent choisis comme modèles à suivre dans les pays qui n'ont pas encore de pareilles lois.

Marichal a indiqué que la Loi 108-10 a augmenté le nombre et la qualité  des films produits et comme résultat l'industrie cinématographique dominicaine a pu générer 2,554 nouveaux emplois entre 2011 et 2015.

La délégation était composé de Iván Reynoso, de « Panamericana Films », de Gilberto Morillo, (La Gunguna), de Omar de la Cruz, président du “Festival Global de Cine Dominicano” et membre du jury national auprès du Prix Platine, Yvette Marichal, de la DGCINE, Nelson Jiménez y Luis Arambilet, de Egeda et enfin José Rafael Sosa qui a participé comme journaliste invité de Egeda.

 

La promulgation de cette loi a permis à la République Dominicaine de générer de nouveaux emplois, de créer des devises, d'aider à promouvoir la culture, l'histoire et les beautés naturelles du pays à travers le monde, tout en faisant un apport au septième art.

Cette loi encourage les investissements nationaux et étrangers dans le secteur productif des biens et services de l'industrie de la culture et facilite aussi la gestion cinématographique, en contribuant par tous les moyens disponibles au développement du cinéma, du patrimoine audiovisuel et de la diversité culturelle.

 

Roberto Ángel Salcedo est l'autre réalisateur  dominicains ayant le plus d'influence dans cette industrie grâce aux multiples débouchés que trouvent ses films sur le marché.

Sur quoi compte notre industrie cinématographique?

 

La volonté de notre gouvernement

La solidarité de notre secteur privé

Les études en cinématographie de classe A

Les salles de spectacle de clase internationale

L'appui du public

La qualité de la production

Les ressources humaines capables de fournir un travail à l'échelle internationale

 

En 2015, la Direction Général du Cinéma Dominicain  a travaillé pour définir la politique publique dans le domaine cinématographique, la coordination et la régulation des activités liées au cinéma et autres activités audiovisuelles.

Ainsi la DGCINE s'est concentré à donner une impulsion au développement de la production et de la promotion de la cinématographie et de l'audiovisuel et à appuyer l'application des mesures et régimes qui pourraient contribuer au renforcement du secteur.

Les mécanismes de contrôle qui ont été établis en coordination avec la Direction Générale des Impôts Internes, le Ministère des Finances, le Ministère de la Culture, le Conseil Intersectoriel pour la Promotion des Activités Cinématographiques (CIPAC) ainsi que les organismes internes de la GGCINE ont servis à régulariser l'industrie et lui permettre un développement sain et une durabilité à toute épreuve.

 

A travers le Système d‘Enregistrement, SIRECINE, nous fournissons des informations de notre secteur à l'Association des Industries de la République Dominicaine (AIRD), et à la firme de consultation “Oxford Economics” (OE), pour l'élaboration d'une étude qui permet de voir l'impact économique de l'industrie cinématographique, et ce rapport annuel nous permet d'évaluer la croissance du Cinéma dominicain.

En septembre dernier nous avons reçu les résultats de la première enquête nationale de consommation culturelle de la République Dominicaine, effectuée pour le compte de la Banque Centrale et du Ministère de la Culture, dans laquelle il a été démontré que le cinéma était l'activité culturelle la plus populaire du peuple dominicain. Selon les résultats, 36 % de la population de 15 ans ou plus, qui réside dans les zones urbaines du pays, a assisté à une activité culturelle dans les six mois précédents l'enquête.

Ce pourcentage équivaut à 1 million 795 mille personnes et parmi les activités étudiées, le cinéma obtint le plus grand pourcentage, soit 45%.

Le cinéma latino-américain a connu un grand pic en raison des lois favorables qui ont tete adopte dans des pays qui n'avaient auparavant jamais rêvé à se comparer à d'autres nations qui produisent plus d'une centaine de films par an. Notre pays est un de ceux-là.  

 

Actuellement nous produisons annuellement prés de vingt films de haute facture technique et nous hébergeons dans nos facilites et studios privés de classe internationale de nombreuses productions internationales qui nous choisissent pour notre localisation géographique et surtout pour nos facilités   de service de production les plus complètes.

En moins de 5 ans et grâce à cette loi, l'industrie cinématographique dominicaine est passée d'une industrie naissante à une référence dans les milieux latino américains.  

 

Le Cinéma dominicain en 2015

  

“Ladrones” produit par Lantica Media: les acteurs Fernando Colunga y Eduardo Yáñez

 

Films sortis: 19

Films produits: 16

Quota des écrans locaux: 25.1%

Création de nouveaux emplois 2015: 704

Total des emplois créés 2012-2015: 2,554

“Ladrones”, le premier long métrage dominicain à être distribué selon l'accord Lantica Media-Pantelion (Lions gate y Televisa) a enregistré des entrées totalisant USD$ 3, 063,505 aux Etats-Unis d'Amérique, faisant de ce film, le plus rentable du pays.

Ce film dominicain est celui qui a rapporte le plus d'argent et a eu le plus d'entrées dans l'histoire du cinéma dominicain. Il a été projeté dans 700 salles de spectacle aux Etats-Unis, au Mexique et en République Dominicaine.

Nous avons pleinement atteint nos objectifs stratégiques pour positionner le film dominicain devant un public mondial et rivaliser avec les meilleurs afin d'atteindre un  succès et une viabilité économique à long terme rappelé la conférencière.

Depuis l'implémentation de cette loi en 2011 et jusqu'à l'année 2015, 106 films ont été produits en République Dominicaine comparé à 101 films produits depuis 1922.

 

José Rafael Sosa

www.acento.com.do

23 juillet 2016

Lepetitjournal.com/republique-dominicaine

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