Vessels : Bodies, Tales & Machines à la Westbeth Gallery
Travaillant à la croisée de disciplines telles que la céramique, l’impression 3D, la peinture, le textile et les techniques mixtes, trois artistes français : Jeanne Verdoux, Fanny Allié et Nicolas Touron avec Amy Lemaire proposent leurs interprétations et approches différentes de l’idée de vaisseau et de ce qu’elle signifie pour eux.


Nous vivons dans une série de vaisseaux — géographiques, corporels, mentaux et sociétaux — à commencer par le corps, le premier lieu qui nous contient. Un vaisseau offre de multiples réalités : le contenant, son enveloppe extérieure, le contenu, sa partie intérieure dissimulée, ainsi que ces récits invisibles qui s’y imbriquent et relient l’intérieur à l’extérieur.
Travaillant à la croisée de disciplines telles que la céramique, l’impression 3D, la peinture, le textile et les techniques mixtes, Jeanne Verdoux, Fanny Allié et Nicolas Touron avec Amy Lemaire proposent leurs interprétations et approches différentes de l’idée de vaisseau et de ce qu’elle signifie pour eux.
Le travail de Jeanne Verdoux explore la perte, le deuil et la résilience à travers des interprétations surréalistes du corps féminin, en équilibrant une profonde charge émotionnelle avec l’humour et la poésie visuelle. À l’aide de l’argile et de médiums bidimensionnels — dessin et gravure —, elle crée des formes anthropomorphisées et transforme des parties du corps en vaisseaux. Visages, membres, torses et autres éléments corporels semblent fusionner, se répéter ou résister à toute lecture anatomique claire. Ses sculptures luttent contre la gravité pour maintenir leur équilibre, tout en étant ancrées par leur poids, leurs couleurs vibrantes et leurs textures tactiles.
Les personnages qui peuplent le travail de Fanny Allié sont des réceptacles stratifiés fabriqués à partir de matériaux mis au rebut : la doublure intérieure est retournée vers l’extérieur, l’intérieur est amené à la surface. Elle découvre des récits dans les vestiges abandonnés qu’elle utilise, les élevant au rang d’icônes des relations interpersonnelles et de reliques de l’éphémère, de la mémoire, du passage et de la perte. Ces récits et ces figures naissent d’expériences personnelles et largement collectives, de mythologies partagées ancrées dans un environnement urbain. Les figures humaines qui habitent son œuvre voyagent constamment entre ces deux espaces interconnectés : l’intérieur et l’extérieur. Ses personnages poreux et hybrides sont le fruit de sa relation au monde — une déclaration personnelle —, mais ils sont également pénétrés par « l’extérieur » : son environnement, la vie citadine, les rencontres, les instants et les gestes observés, ainsi que ce que le monde traverse au quotidien.
Dans ses vaisseaux en porcelaine imprimés en 3D, Nicolas Touron navigue entre l’intérieur des logiciels de modélisation 3D et le résultat produit par l’imprimante 3D d’argile, mettant en évidence les jeux d’aller-retour qu’offre la technologie numérique. Nicolas Touron est un conteur oral, qui enrichit et embellit ses sculptures en porcelaine, partiellement ouvertes et partiellement fermées, chaque fois qu’elles prennent forme au sein de son univers numérique complexe. Les fables visuelles qui en émergent prennent la forme de structures complexes imprimées en 3D dans la porcelaine, auxquelles est ensuite ajouté du verre borosilicaté, en collaboration avec l’artiste verrière Amy Lemaire. Grâce à une série d’outils complexes de mise en forme 3D, le résultat est un dédale sinueux au sein d’un univers numérique et fantasmagorique.
Informations pratiques16oct.31oct.
Du 16 oct. à 13:00
Jusqu'au 31 oct. à 18:00
Adresse
55 Bethune street
NY
10014 New York
Horaires
Du mercredi au dimanche de 13h à 18h




