

Le niveau des prix de 400 villes du monde a été passé au crible par ECA International. Le Japon compte quatre villes parmi les dix plus chères du monde, et vivre dans les grandes villes de Norvège ou de Suisse reste un luxe.
L'étude d'ECA International est réalisée à partir d'un panier de la ménagère représentatif d'environ 125 articles, composé de biens de consommation et de services communément consommés par les expatriés. Elle compare le niveau des prix dans plus de 400 villes. Le coût de la vie pour les expatriés varie en fonction de l'inflation, de la disponibilité des produits et des taux de change. En revanche certains coûts, comme ceux relatifs au logement, aux transports et à la scolarisation des enfants, ne sont pas pris en compte dans cette étude.
Le classement :
Cette année encore, le Japon est le pays le plus cher du monde pour les expatriés malgré une inflation proche de zéro. Tokyo (photo Corbis) est en tête du palmarès, suivie de Nagoya (2e), Yokohama (5e) et Kobe (6e). Depuis septembre, le yen s'est déprécié de près de 14% par rapport au dollar US, ce qui pourrait modifier les classements à venir si cette tendance se poursuit. Hors du Japon, Pékin (22e) reste la ville la plus chère d'Asie (mais 28% moins chère que Tokyo tout de même). Séoul, la capitale coréenne, est 23e. Shanghai est 26e, et Singapour (31e) devance Hong Kong (32e) de justesse.
Europe
Oslo (3e), la capitale de la Norvège, recule d'une place dans le classement mais reste de loin la ville la plus chère d'Europe. Stavanger, deuxième sur le continent européen et 8e au classement se trouve également en Norvège.
Les villes suisses restent également parmi les plus chères globalement, avec Zurich, Genève, Berne et Bâle entre la 9e et la 12e place. Paris, encore 20e l'an dernier, n'est plus qu'au 43e rang. La ville lumière est désormais considérée comme moins chère que Bakou en Azerbaïdjan, Ottawa au Canada ou Londres. Surprise en effet, la capitale britannique n'est plus dans le top 50. La crise de la zone euro affecte la plupart des pays européens où le coût de la vie a plutôt baissé. Madrid est 105e. En revanche, vivre dans la capitale russe reste un luxe pour tous les expatriés : Moscou (15e) figurait déjà au 16e rang en 2011.
Océanie
Il y a seulement trois ans, pas une ville australienne ne se trouvait dans le top 50 de ce classement. Sydney est maintenant classée 16e, le coût de la vie y a augmenté de 26% durant cette période. Camberra, Adélaïde, Melbourne, Brisbane, Darwin, ou Perth figurent toutes dans le Top 30.
Amériques
ECA considère la capitale du Venezuela, 7e, comme la métropole la plus chère d'Amérique latine. Ces derniers mois, des pénuries alimentaires ont rendu de plus en plus difficile l'approvisionnement en sucre, huile de cuisson ou encore poulet, ce qui risque d'avoir un impact sur l'inflation. Buenos Aires est 47e. Au Brésil, la dévaluation du réal de 15% contre le dollar US fait baisser le cout de la vie à Rio (64e) et à Sao Paulo (69e). Vancouver (35e) arrive en tête des villes d'Amérique du Nord. Elle devance New York (36e).
En Afrique, Luanda (4ème), mais aussi Kinshasa (19ème), ou Libreville (30ème) sont des villes plus chères que bon nombre de capitales européennes.
MPP (www.lepetitjournal.com) mardi 26 mars 2013
EN SAVOIR PLUS : ECA International : Cost of living around the globe

