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TOURISME - AIN Sokhna : Le parfait compromis

Écrit par Lepetitjournal Le Caire
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 23 août 2009
Ne vous trompez pas, la Mer Rouge est bel et bien turquoise. Si les stations balnéaires Sharm El Sheikh et Hurghada constituent des fleurons du tourisme en Egypte, leur aura n'occulte pas d'autres contrées de la Mer Rouge. C'est le cas d'Ain Sokhna.

A seulement une heure et demie du Caire, les familles Egyptiennes ont trouvé à Ain Sokhna, cette "source chaude", un parfait compromis pour s'éloigner des turpitudes de la vie citadine.

Un Autobus tombe en panne. Rien de très inhabituel sur l'autoroute Suez-Hurgada. Une poignée de minutes plus tard, un autre véhicule cale. Cette fois fausse alerte. Le microbus embarque juste quelques passagers. Pour la main d'?uvre locale, Ces véhicules représentent le principal moyen de transport dans la région pour se rendre à leur lieu de travail.
Le paysage offre un spectacle de rivalité entre les collines jaunies par le sable du désert, et le bleu turquoise de la mer rouge. Le tout sous l'arbitrage d'un soleil de plomb. Nous sommes bel et bien à Ain Sokhna ou « la source chaude ».
Une source où en quelques années, une flopée de chalets et de village privés se sont agglutinés sans projet
immobilier de grande envergure. Résultat, Ain sohkna s'étend sur 75 Km! Photos LPJ - Ain Sokhna et ses chalets

Un building attire tout les regards. L'hôtel « Porto World Sokhna » impressionne par son architecture tentaculaire à la couleur saumon. « Dans cet hôtel ça parle le Français, l'anglais et j'en passe, c'est dire le nombre de touristes » indique allègrement dans un anglais concassé Mohamed Ali, employé du gigantesque complexe.
Porto World Sokhna est néanmoins l'arbre qui cache la forêt de chalets qui compose Ain Sokhna.
La zone constitue avant tout un conglomérat de résidences secondaires, la rendant peu propice au tourisme, comparée à ce qui se fait de mieux : Sharm El Sheikh et Hurghada,.

Stella Di Mare à l'image des autres villages de Sokhna
Pour pénétrer Ain Sokhna en profondeur, un arrêt à Stella Di Mare est judicieux. Judicieux tant ce village regroupe toutes les caractéristiques d'Ain Sokhna: Nature, quiétude, intimité...et une absence quasi systématique de magasins ou distributeurs. Pour y rentrer il faut montrer patte blanche. Ici la sécurité n'est
pas mise de côté. Une fois le cordon de sécurité franchi, direction le sable. La plage est privée comme dans la quasi-intégralité de Sokhna. Ce qui donne des plages dégarnies.  
Armés de tubas et de lunettes de bain, quelques enfants s'amusent à découvrir la variété de poissons dont dispose la Mer Rouge. Pendant que leurs parents en arrière plan, s'abritent tranquillement sous leurs parasol. Histoire de se protéger du soleil qui surplombe la plage. Pendant ce temps, à moins de 100 mètres, ceux qui préfèrent le chlore à l'eau de mer sont servis. Une piscine entourée de palmiers fait le bonheur des mômes.
«Regarde la beauté de la mer rouge ! L'eau n'est pas sale comme à Alexandrie » fait remarquer de son balcon Imane, 49 ans, propriétaire d'un des 800 chalets du village. Venue avec sa mère et son fils. elle ajoute: « Il n'y a pas autant de touristes comme à Hurgada ou Sharm, mais ça reste toujours la Mer Rouge » ajoute-t-elle.
Une justification qui explique l'engouement de la plupart des chefs de famille à venir régulièrement ici. A une heure et demie du Caire, contre 6 heures pour Hurghada ou Sharm, disposant du même paysage, étant moins porté vers le tourisme donc plus calme, Ain Sokhna demeure le parfait compromis. Ce compromis a toutefois un coût. S'acquitter d'au moins 180.000 Livres Egyptiennes constitue la base pour ceux qui souhaitent s'offrir un chalet. Pour ceux qui sont de passage, la location varie autour de 350 LE la nuitée.

Ici, les familles répondent présent pendant les vacances, et parfois les week-ends. Pour la famille de Paul, 23 ans, propriétaire d'un chalet, c'est « trois à quatre fois par an ».
Quant aux grues et au marteau-piqueur, c'est tout le temps. La région n'en finit plus de pousser. A Stella Di Mare comme dans la majorité des villages d'Ain Sokhna, la construction de villas toujours plus grandes, toujours plus luxueuses au bord de la Mer Rouge prolifère.
Frédéric NYONGHA (www.lepetitjournal.com - Le Caire - Alexandrie) lundi 24 août 2009
Publié le 24 août 2009, mis à jour le 23 août 2009
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