

Depuis le 22 mars et jusqu'au 7 décembre prochain, le "Deutsches Ledermuseum" d'Offenbach met Roger Vivier à l'honneur. L'exposition "SchuhWERKE", dirigée par Rosita Nenno, présente une centaine d'objets de la main du grand créateur de chaussures. C'est ainsi l'occasion de découvrir quarante modèles jamais exposés, fabriqués dans les années 1930 à Paris. Rosita Nenno se confie à lepetitjournal.com/francfort.
Rosita Nenno, commissaire de l'exposition "SchuhWERKE"
Mais qui est Roger Vivier?
Roger Vivier est un styliste français spécialisé dans la chaussure. Né à Paris en 1907, il étudie à l'école des beaux-arts. Ses compositions présentent d'ailleurs souvent un souci de forme et de structure, caractéristiques d'un sculpteur. C'est grâce aux semelles compensées portées par Marlène Dietrich en 1937 qu'il se fait connaître. Il crée ensuite la première collection de chaussures pour Dior. Un véritable sacrement puisque c'est le seul à qui Dior accordera l'honneur d'apposer son nom sur la même griffe. Elizabeth Taylor, Jacky Kennedy, les Beatles et même Brigitte Bardot dont on se souvient encore chevauchant sa Harley Davidson en cuissardes, ont été des clients de Roger Vivier.
"C'est un grand inventeur de formes et des styles différents. Il a fait des expériences avec divers matériaux (boucles, tulle, perles, etc.) mais il a surtout inventé des formes, dont le talon aiguille en 1954 et le talon virgule cinq ans plus tard", souligne Rosita Nenno. ?Il créait encore des formes avant-gardistes et révolutionnaires peu de temps avant sa mort à Toulouse en 1998? poursuit-elle.

"SchuhWERKE est un hommage à celui qui a révolutionné "le monde et de la chaussure et le marché de la mode. Dans les années 1930, il a même dominé le marché d'Amérique du Nord", explique la commissaire de l'exposition.
Tout au long de la visite, vous pourrez découvrir des lettres manuscrites qu'il avait adressées au baron von Heyl, directeur de la tannerie pour laquelle Vivier avait conçu les quarante prototypes, fabriqués entre 1932 et 1939 à Paris, et qui n'ont jamais été exposés ou commercialisés.
C'est dans un sourire que Rosita Nenno confie : "Ses chaussures sont des sculptures, elles sont toutes belles, il a créé des souliers qui vous font tomber amoureux".
Barbara Rubert (www.lepetitjournal.com/francfort), lundi 22 septembre 2014
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Photos © DLM Deutsches Ledermuseum Offenbach/ C. Perl-Appl












